ESCLAVAGE

CHRONOLOGIE DE L'ABOLITION

 

 
 

La longue bataille de l’abolition
Les Haïtiens ne vouent aucun culte à Napoléon. Ils le vouent seulement aux gémonies. A leurs yeux, l’Empereur reste d’abord celui qui a supprimé l’abolition en 1802.

Anéantissant des années de lutte.

Fondée en février 1788 autour de personnalités comme l’abbé Grégoire, Mirabeau ou La Fayette, la Société des Amis des Noirs est la première tentative pour structurer le courant antiesclavagiste en France. Elle se heurte d’emblée au lobbying des négriers et à la censure de la monarchie. «Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit», proclame la «Déclaration des droits de l’homme» du 26 août 1789. Les hommes mais pas encore les esclaves.

Du coup, une autre révolution voit le jour: celle des nègres marrons qui secoue Saint-Domingue (l’ancien nom d’Haïti) à partir d’août 1791.

L’Assemblée constituante réagit à tâtons.

Septembre 1792 : l’esclavage est aboli... mais seulement en métropole. Il faut attendre le 4 février 1794 pour voir l’interdiction étendue aux colonies.Pas pour longtemps. Elle sera remise en cause par Napoléon devenu Premier consul. Certains y voient l’influence de Joséphine la créole. Mais Napoléon, qui vient de signer la paix d’Amiens avec les Anglais, veut désormais édifier un empire. Les richesses des colonies sont primordiales. Pour réprimer les velléités séparatistes, il envoie 22000 soldats et fait déporter le leader de la fronde, Toussaint Louverture.

En 1807, l’Angleterre interdit la traite sous l’influence des Quakers. Dans le même temps, les mouvements antiesclavagistes se multiplient en France. Leur meneur s’appelle Victor Schœlcher. En 1830, ce riche Alsacien désœuvré est envoyé par son père à Cuba. Les voyages forment la jeunesse. Mais surtout informent le godelureau du sort réservé aux esclaves. Il en fera le combat de sa vie.

A la faveur de la révolution de 1848, il réussit non sans mal à imposer le décret du 27 avril, affranchissant enfin les esclaves des colonies.

Par la suite, républicain fervent, il connaîtra l’exil et l’opprobre, mais finira au Panthéon.

1793 : Saint - Domingue (Haïti)

1794 : Décret d'abolition de l'esclavage du 16 pluviôse an II voté par la convention, étendant l'abolition aux autres colonies françaises.

1802 : Rétablissement de la traite et de l'esclavage, conformément à la législation antérieure à 1789, par Napoléon Bonaparte.

1815 : Décision d'abolition de la traite par les puissances européennes au congrès de Vienne.

1822 : Santo Domingo.

1823 : Chili.

1826 : Bolivie.

1829 : Mexique.

1833-1838 : Colonies britanniques des West Indies (îles des Caraîbes orientales, Jamaîque, Trinidad, Honduras et Guyane britannique) et de l'île Maurice (ex Ile de France).

1846-1848 : Colonies des Iles Vierges danoises (Sainte-Croix, Saint-Jean, Saint-Thomas).

1847 : Saint-Barthélémy (Suède).

1848 : Colonies françaises (Guadeloupe, Martinique, partie française de Saint-Martin, Guyane et île de la Réunion).

1851 : Colombie.

1853 : Argentine.

1854 : Venezuela.

1855 : Pérou.

1863 : Colonies néerlandaises des Caraïbes (Curaçoa, Bonaire, Aruba, Saba, Saint-Eustache, partie hollandaise de Saint-Martin, Guyane hollandaise) et Insulinde.

1863-1865 : Etats-Unis (Sud, puis toute l'Union).

1873 : Puerto Rico.

1876 : Turquie.

1885 : Conférence de Berlin et mesures contre l'esclavage.

1886 : Cuba.

1888 : Dernières mesures d'abolition au Brésil (premières mesures en 1856 et 1871).

1890 : Deuxième Conférence de Berlin au sujet de l'esclavage en Afrique.

1926 : Convention internationale sur l'esclavage.

1948 : Article 4 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, confirmée par la convention de 1956.

Le 4 février 1794, la Convention décrète l'abolition de l'esclavage. "Réparons ce tort, citoyens, proclamons aujourd'hui la liberté des Nègres."

 

Que disent les manuels scolaires?
En voulant redonner à la question «la place conséquente» qu’elle mérite, la loi de 2001 sur la «reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’Humanité» a tenté de combler le vide de nos manuels scolaires.

Il suffit de feuilleter les ouvrages de CM1, de 4e et de 2e – classes censées aborder ces thèmes – pour se rendre compte des efforts fournis depuis. Certains y consacrent plusieurs pages ou des dossiers: manuels de CM1 de chez Hatier, de 4e de chez Hachette. D’autres, surtout ceux de 2e, pèchent par insuffisance: définition de l’esclavage, présentation succincte du commerce triangulaire, rappel de l’abolition en 1848...

Et Toussaint Louverture, cet ancien esclave affranchi à l’origine de l’indépendance d’Haïti? Connaît pas.

Le Comité pour la Mémoire de l’Esclavage, dont une des missions consiste à adapter les programmes scolaires, a procédé à un inventaire. Selon Françoise Vergès, sa vice-présidente, la production éditoriale propose «une approche assez morale de la question. Le sujet y est abordé de manière trop parcellaire ou trop globale». Au-delà de la refonte des livres d’histoire, cette universitaire préconise un traitement du problème en classe de philosophie, d’éducation civique et de droit notamment. Mais il faut que la recherche universitaire progresse à son tour.

Et que le débat s’instaure dans toutes les consciences.

 
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