EVÈNEMENTS HEURE PAR HEURE

Entre la France et la Cote d’Ivoire de Laurent Gbagbo le divorce est aujourd’hui consommé.
La polémique sur le nombre de victimes continue alors que l’on attend le nom des personnalités ivoiriennes sanctionnées par l’ONU.

Le déroulé des événements.

Ce dimanche 31 octobre s’annonce rude pour Michel de Bonnecorse. Le "Monsieur Afrique" de Jacques Chirac doit appeler Laurent Gbagbo et préparer une conversation téléphonique entre les deux Présidents. Il y a urgence. Les notes de la DGSE sont claires : des armes sont acheminées, les sukhoï-25 ivoiriens sont équipés. Le Président Gbagbo va attaquer le Nord, aux mains des rebelles depuis septembre 2002. Une violation du cessez-le-feu que les 4000 Français de Licorne et les 6500 soldats de l’Onuci doivent faire respecter. Depuis deux mois, les autorités françaises ont réalisé que Laurent Gbagbo ne veut pas des élections prévues, pour octobre 2005, par les accords de paix de Marcoussis.
Depuis l’alliance des deux grands partis d’opposition, il ne peut pas gagner : ensemble, le RDR - où se retrouvent beaucoup de "nordistes" - et le PDCI dans lequel se reconnaît l’ethnie majoritaire baoulé, représentent 70% de l’électorat ! Michel de Bonnecorse se demande parfois si ce n’est pas Thabo Mbeki, le président sud-africain, qui avait raison : la communauté internationale n’aurait pas dû, en octobre 2000, avaliser le scrutin d’où était sorti le nom de Gbagbo. Une élection où le candidat du PDCI et celui du RDR n’avaient pas eu le droit de se présenter.

Faire avec
Mais en 2000, c’était la cohabitation. Chirac avait des soucis et les socialistes étaient ravis de l’élection du "camarade Laurent". La France avait reconnu le nouveau Président. Aujourd’hui, elle doit faire avec, jusqu’à l’élection. L’Elysée peut se féliciter d’avoir jusqu’ici évité le bain de sang entre les "blocs de haine" qui divisent son ancienne colonie, mais Novembre est lourd de menaces. Au Sud, Laurent Gbagbo n’a pas fait voter les lois prévues à Marcoussis. Au Nord, les rebelles refusent de désarmer. La situation est bloquée, Laurent Gbagbo va attaquer. Michel de Bonnecorse doit lui téléphoner.
Dix jours plus tard, l’armée française a perdu neuf hommes. Des Ivoiriens, militaires ou civils, sont morts sous ses balles. La quasi-totalité des Français a fui le pays. Et la politique française en Afrique, comme la Côte-d’Ivoire ravagée par les émeutes, est en ruines.
La France et son armée se sont retrouvées piégées. Ses erreurs et indécisions, diplomatiques et militaires, ont brouillé son image. Même si, cette fois encore, elles ont repoussé le carnage.

Lundi 1er novembre
Abidjan, siège de l’état-major.
Jules YaoYao, porte-parole des Forces armées nationales de Côte-d’Ivoire (les Fanci du Président Gbagbo), annonce que l’armée a fermé les deux routes du Nord. Mais il rejette toute "velléités de guerre".

Mardi 2 novembre
Abidjan, l’après-midi.
Les diplomates et militaires français connaissent Jules Yao-Yao. Il était un visiteur assidu de leur centre culturel… avant que des émeutiers pro-Gbagbo, le pillent, en janvier 2003. Mais, comme son chef, le général Mathias Doué, l’homme est sous surveillance du régime.
"Je ne voudrais pas qu’on colle une balle à ceux, comme moi, majoritaire dans l’armée, qui veulent une issue pacifique à la crise", confiait-il récemment. Les assurances de Yao-Yao sont prises avec circonspection par les Français persuadés du "double langage de Laurent Gbagbo : à lui et ses porte-paroles les discours apaisants, à son entourage la recherche de martyrs". L’ambassadeur Gildas Le Lidec et le général Poncet se rendent chez le Président. Officiellement pour le mettre en garde.

Mercredi 3 novembre
Paris, Elysée, fin d’après-midi.
Jacques Chirac est excédé par la Côte-d’Ivoire. Il a réuni Michel Barnier, ministre des Affaires étrangères, et Michel de Bonnecorse. C’est l’heure d’appeler Laurent Gbagbo. Il contient sa colère : "Laurent, je sais ce que tu prépares. La communauté internationale ne tolérera pas que tu violes le cessez-le-feu”.» Laurent Gbagbo de répondre, en substance, évoquant son entourage : «Jacques, je ne les tiens plus, si je n’y vais pas ils vont me déborder." “Au moindre dérapage, nous interviendrons” précise Chirac. Sous entendu : le dérapage, ce serait des victimes civiles.
Gbagbo perçoit-il cet appel comme un feu vert ?
Un film de propagande du pouvoir ivoirien affirme “Avec la bénédiction des autorités françaises notre armée a entamé le 4 novembre la reconquête du Nord”. "Si Laurent Gbagbo reprenait Bouaké, il rendait symboliquement leur ville aux Baoulés, il était le réunificateur. On pouvait le convaincre d’aller aux élections sans être obligatoirement battu.", concède-t-on à Paris.
Après cet appel, Laurent Gbagbo lance l’opération "Dignité".

Jeudi 4 novembre
Abidjan, quartier du Plateau, deux heures.
Sept hommes s’introduisent dans l’immeuble des radios internationales. Quelques minutes plus tard, Radio France Internationale (RFI), la BBC et Africa N°1 se taisent. La "Dignité" n’aura pas de témoins.

Zone rebelle, quatre heures.
Le Nord de la Côte-d’Ivoire plonge dans l’obscurité. L’eau, le téléphone et l’électricité, gérés depuis le Sud, sont coupés.

Yamoussoukro, 7 heures.
Sur la piste de l’aéroport, deux Sukhoï-25 de l’armée ivoirienne décollent vers le Nord. Quinze minutes plus tard, ils mitraillent un barrage rebelle à Bouaké. Le cessez-le- feu est violé, sous les yeux des "forces impartiales", Onuci et Licorne.
Présentes à l’aéroport, elles n’ont pas bougé.

Siège de la Radio télévision ivoirienne, 9h.
Un convoi des Fanci surgit dans la cour. Avec les militaires, il y a deux anciens dirigeants de la RTI, Georges Aboké et Jean Paul Dahily. Ils sont très proches de Gbagbo. Comme l’homme qui les accompagne : Silvère Nebout, conseiller en communication du Président. Escortés par les militaires, ils s’emparent de la télévision. Les journalistes "patriotes" vont y faire la loi. Les radios internationales réduites au silence, le pouvoir détient l’arme médiatique pour sa guerre.

10 heures devant le 43ème BIMA .
Avertis par la RTI que la guerre de "reconquête" du Nord a commencé, plusieurs centaines de jeunes patriotes se rassemblent devant la base de Licorne, pour “exiger de la France le désarmement des rebelles.”

11 heures, Paris, ministère de la Défense
Jean-François Bureau, le porte-parole du ministère, n’est pas au mieux. Les journalistes l’interrogent sur l’attitude de la France devant cette violation du cessez-le-feu. Ça flotte dans les réponses. “On savait mais on n’a pas anticipé», glisse un gradé.

Abidjan, état-major des Fanci, fin de matinée.
Les "patriotes" arrivent au siège de l’état-major, où le général Mathias Doué, les reçoit. Ils le détestent et voient en lui, "l’homme des Français", un modéré, par qui un coup d’état pourrait arriver. Il est chef d’état-major mais rien de sensible – achats d’armes, plans d’offensive…- ne passe par lui. Mais l’heure est à l’unité nationale. Tous derrière l’armée ! Mathias Doué reçoit la délégation conduite par le "général de la jeunesse", Charles Blé Goudé. Il se met à l’unisson des "visiteurs": «Aujourd’hui est un grand jour. Debout, soyez tous derrière nous pour délivrer le pays. A l’heure où je vous parle, le soleil s’est levé sur la Côte-d’Ivoire, le soleil s’est levé sur vous et il s’est couché sur les autres.” Galvanisés, les "patriotes", repartent faire leur guerre aux "ennemis de la Côte-d’Ivoire".

Abidjan, l’après midi.
Les journaux de l’opposition sont les premiers visés.
Celui du RDR est attaqué par 200 manifestants. Ils y mettent le feu. Au Nouveau Réveil, proche du PDCI, ils cassent les ordinateurs, emportent la télévision et l’antenne parabolique.

24 heures, journal "indépendant", donc suspecté d’opposition, voit ses locaux incendiés, son matériel brisé.
Il ne reste pour informer les 5 millions d’Abidjanais que la patriotique RTI et les "journaux bleus", proches du pouvoir.
Dans la même journée, escortés par des "corps habillés" - gendarmes, policiers ou soldats - des “patriotes” surgissent à l’Hôtel du Golf, où se terrent depuis huit mois, sous protection de l’Onu et des militaires français, neuf ministres d’opposition, dont ceux de la rébellion. "On vient chercher les ministres pour finir le travail", lance un patriote aux soldats. "Il faudra nous passer dessus", répond un officier. Face-à-face tendu. "Je n’aime pas ce qu’il m’a dit, sa phrase me rappelle le Rwanda", commente, peu après, l’officier.
Dans la nuit, les domiciles de deux leaders de l’opposition, Henriette Diabaté et Eugène Djédjé Mady sont pillés. Des descentes “d’hommes vêtus de noir”, à bord de pick-up militaires, ont lieu dans les quartiers où vivent “des étrangers” parmi les cours dioulas, chez des Burkinabés.
Gagnoa, centre-ouest de la Côte-d’Ivoire.
Dans le fief de Laurent Gbagbo, des paysans de l’ethnie bété, celle du Président, attaquent des ressortissants du Nord.
Bilan de cette chasse aux "dioulas" : quatre morts. Les massacres inter-ethniques menacent.

New York , fin de soirée.
A l’issue d’une réunion de Conseil de sécurité des Nations Unies, son président, l’américain John Danforth, exige que le cessez-le-feu soit «pleinement respecté». Le Conseil se déclare "activement mobilisé" et décide de se saisir de la question ivoirienne…la semaine suivante.
Les indignations de l’ONU n’arrêtent pas Laurent Gbagbo.

Vendredi 5 novembre
Abidjan, Présidence.
Même pendant la guerre, le Président se lève tard. Il passe la nuit devant les cartes d’état-major et regarde des films, de Clint Eastwood. Il ne répond plus au téléphone.

Les Sukhoï ont redécollé ce matin. Ils ont bombardé à Vavoua, à Séguela, sur le pont de Baoulifla.
Les hélicoptères se sont mis de la partie.
Les militaires français proposent de stationner des véhicules sur le tarmac de Yamoussoukro, pour empêcher les décollages. Réponse négative. "L’offensive n’ira pas loin puisque les Fanci sont obligés de réquisitionner des camions civils, dans l’ouest.
Quant à Bouaké, ils ne sont pas près de s’en approcher", explique le porte-parole du ministère de la Défense. Les Fanci ont la maîtrise du ciel. A terre, autre affaire.
Des casques bleus bloquent leur avancée dans l’Ouest, d’autres les arrêtent à Tiebissou, sur la route de Bouaké.

Abidjan, ministère de la Sécurité.
Après les scènes de pillage de la veille, le pouvoir joue l’apaisement. « Les manifestations à Abidjan sont interdites pendant trois jours pour préserver les vies humaines et les biens», annonce le ministre de la Sécurité. Il poursuit «Les forces de défense et de sécurité sont chargées de donner effet à cette décision.» Lorsqu’on se souvient comment, le 25 mars, les "corps habillés" avaient appliqué la consigne pour une marche interdite de l’opposition
-Deux cents morts au moins - on peut espérer un week-end calme…

Libreville, Gabon.
Trois mirages-F1 de l’armée française, munis de missiles air-air, sont pré-positionnés sur l’aéroport : "C’est un signe aux ivoiriens : on peut venir très vite descendre leurs avions en vol s’ils dérapent", explique un gradé de Licorne.

Samedi 6 novembre
Bouaké, lycée Descartes, campement français, 13h15
Les sukhoï ont repris leurs bombardements. Les militaires français les entendent. Le bruit se rapproche.
Les avions survolent le camp, repérable avec ses drapeaux tricolores, sa croix rouge sur le toit de l’infirmerie. Une fois. Deux fois. Soudain l’un des deux pique dans l’axe du camp. Les marsouins du Ricm, n’ont pas le temps de bouger. L’avion lâche deux paniers de roquettes. Neuf soldats français et un civil américain sont tués.

Abidjan, Etat major de Licorne
13h 35 : Le général Poncet reçoit l’information. Le commandant de Licorne est hors de lui. Il informe le général Bentegeat, chef de l’Etat-Major, à Paris, et propose la légitime défense : destruction immédiate des deux Su-25. Bentegeat acquièse.

A 14h20, des hommes du 2ème RIMA attendent que les pilotes –biélorusse et ukrainien accompagnés par deux ivoiriens - s’éloignent des sukhoï qui viennent de se poser à Yamoussoukro. Ils tirent : deux missiles pulvérisent le nez des avions. Le général Bentegeat prévient Jacques Chirac : "Quand le Président a appris la riposte, elle était déjà en train de se faire" dit-on au ministère de la Défense. Jacques Chirac, avec son chef d’Etat major particulier, le général Jean Louis Georgelin et Michel de Bonnecorse, valide la décision militaire.
Plus tard, quand à Abidjan la situation dégénère, il la durcit, exigeant la destruction de tous les aéronefs ivoiriens "pour les priver de capacité offensive". Du bombardement de Bouaké, Paris dit aujourd’hui : "On a la certitude que l’ordre ne vient pas de Gbagbo mais qu’il a été donné par Kadet Bertin, son conseiller, après une discussion avec Simone, la femme du Président"

Abidjan, 14h30, résidence présidentielle
Ben Soumahoro, un conseiller, se précipite dans le bureau de Laurent Gbagbo pour annoncer la destruction des sukhoï. «Le Président venait d’avoir l’info au téléphone. Je l’ai trouvé avec l’ambassadeur des Etats Unis et celui de France auxquels il l’a appris". Les diplomates ont été court-circuités par la décision militaire validée par l’Elysée. Aucune mesure n’a été prise à Abidjan pour protéger les ressortissants. Le système d’alerte par îlots n’est pas déclenché. La rue commence à bouger.

Abidjan, 14h50
La nouvelle de la destruction des avions ivoiriens se propage par la RTI qui dénonce "l’agression barbare des français". Sans évoquer le bombardement qui l’avait précédée. Les premiers "patriotes", comme s’ils étaient déjà prêts, descendent dans la rue.
Ils font mouvement vers le 43ème BIMA et l’aéroport d’Abidjan.

Aéroport d’Abidjan : 15 heures
A midi l’adjudant Mouret a pris le relais de garde des deux Transall militaires français avec son équipe d’une dizaine d’hommes du 35ème RI de Belfort.

A 14 heures, suite au bombardement de Bouaké, l’équipe est placée en état d’alerte. Elle reçoit le renfort d’une vingtaine d’hommes et de trois véhicules blindés. Un engin protège le portail d’accès à la zone militaire française. "Vers 15 heures, une vingtaine d’éléments militaires ivoiriens ont tenté de forcer le portail. Ils nous ont tiré dessus, on a riposté, ils sont repartis.»
Les Fanci reviennent, plus nombreux. La décision est prise par l’Etat-major français de s’assurer le contrôle de l’aéroport : "C’est notre cible première car pour les Ivoiriens, tenir l’aéroport c’est couper la voie aux évacuations et prendre en otage nos ressortissants dans Abidjan».
Les combats sont sérieux - un Transall est touché par un tir de RPG - mais rapides..

A 16h15 l’aéroport est sous contrôle français. Il y a six ou sept morts militaires ivoiriens, cinq blessés français.

A 16h30 les deux derniers sukhoï ivoiriens et deux hélicoptères MI-24 sont neutralisés dans un hangar de l’aéroport. Après la destruction, vers vingt heures, de trois hélicoptères dans la résidence présidentielle de Yamoussoukro, l’armée ivoirienne ne possède plus d’aviation. Sa guerre est terminée. La "Dignité" ivoirienne bafouée. Les émeutes commencent.

Paris, ministère de la défense, 19h45
Michele Alliot Marie intervient depuis l’Hôtel de Brienne. Avec l’aval présidentiel elle déclare tenir Laurent Gbagbo " personnellement responsable du maintien de l'ordre public à Abidjan".

Abidjan, siège de la RTI, fin d’après midi
La télévision ne cesse d’appeler à la mobilisation "contre l’attaque de Jacques Chirac". Charles Blé Goudé entouré de patriotes musclés apparaît à l’écran. Il est déchaîné : "Si vous êtes en train de manger, arrêtez vous. Si vous dormez, réveillez vous. Tous à l’aéroport, au 43ème Bima. L’heure est venue de choisir entre mourir dans la honte ou dans la dignité". Ses gardes du corps brandissent le poing et hurlent : "Dignité ! dignité !".
De Youpougon, d’Adjamé, de Cocody, plusieurs milliers de personnes convergent vers les ponts Charles de Gaulle et Houphouët-Boigny. L’armée française décide d’en interdire l’accès.
Les hélicoptères français entrent en action (voir sur mon site)

Abidjan, Zone IV, la nuit :
Chassés de l’aéroport, les manifestants se replient vers le centre-ville. Leur route passe par la zone IV, où vivent de nombreux français. C’est la folie. Guidés par des "individus bien habillés ou des soldats et gendarmes" des groupes passent à l’action sur des maisons, ciblées. "Ils avaient des listes. Ils pillaient les maisons des patrons français" raconte Catherine, encore effrayée, avant de prendre le premier vol de rapatriement. Aux émeutiers patriotes se mêlent des évadés de la maison d’arrêt d’Abidjan, la Maca. Au moins trois mille évasions par les égouts, curieusement non surveillés… Il y a aussi les hordes de jeunes chômeurs qui viennent se servir, et se disputent le butin avec les mères des cités voisines. Ils saluent en "nouchi", verlan franco-américain, les tirs en l’air des gardiens qui tentent de les faire fuir : "Ouaiiis encore my boss..".
Ils boivent, cassent, emportent tout. Il y a des viols aussi. On ne connaît pas leur nombre. Plus important que les trois plaintes déposées, moins que les dizaines évoquées.
Les écoles françaises brûlent. Les magasins sont dévastés. Quand une porte blindée résiste aux coups de hache, le mur est défoncé à coups de masse. L’horreur. Mais pas la mort. "Ils nous ont terrorisés pour nous chasser, ils n’ont pas voulu, cette fois, nous tuer" constate un rescapé. Exfiltrés de leurs maisons assiégées, parfois hélitreuillés, par centaines, par milliers, les français, puis tous les blancs sont conduits par les soldats de Licorne jusqu’à leur camp, à coté de l’aéroport.

HEURE PAR HEURE

SAMEDI 6 NOVEMBRE
23h20 - New York
Le Conseil de sécurité de l'Onu adopte à l'unanimité une déclaration condamnant l'attaque commise contre les forces françaises à Bouaké et soutenant l'action menée par ces forces et celles de l'Onu en Côte d'Ivoire.

22h50 - Abidjan
Trois hélicoptères de l'armée gouvernementale ivoirienne ont été détruits à Yamoussoukro par les forces françaises, annonce le porte-parole de l'opération française
Licorne, le colonel Henry Aussavy.

22h25 - Paris
Le ministère de la Défense annonce qu'un neuvième soldat français est mort.

22h20 - New York
L'ambassadeur de France à l'Onu, Jean-Marc de La Sablière, annonce qu'un neuvième soldat français est mort des suites de ses blessures.

22h15 - Abidjan
Le porte-parole de la présidence ivoirienne, Désiré Tagro, lance à la télévision un appel "au calme" aux Ivoiriens.

Entre 21h00 et 22h00

21h35 – Abidjan
On rapporte de nombreuses scènes de pillages dans la communauté française d'Abidjan.

21h20 - Paris
Le ministère de la Défense annonce que la destruction des moyens aériens ivoiriens ayant participé aux raids contre les ex-rebelles puis contre l'opération Licorne est en cours.

21h15 - Paris
Le ministère de la Défense prévient les familles des soldats français tués ou blessés. La plupart étaient stationnés au Régiment d'infanterie de chars de marine de Poitiers.

21h05 - Abidjan
Les "jeunes patriotes", proches du président Laurent Gbagbo appellent à manifester contre la France à Yamoussoukro.

21h00 - Paris
On apprend qu'un avion militaire français Transall a été endommagé samedi sur l'aéroport d'Abidjan lors de heurts.

Entre 20h00 et 21h00

20h50 - Abidjan
Sidiki Konaté, porte-parole des Forces Nouvelles, affirme que le chasseur-bombardier Sukhoï visait un camp de ces rebelles proche de ce cantonnement.

20h40 - Rome
Le ministère italien des Affaires étrangères appelle les 500 ressortissants italiens en Côte d'Ivoire à observer une extrême prudence.

20h30 - Bruxelles
La compagnie aérienne belge SN Brussels Airlines annule son vol Bruxelles-Abidjan du dimanche 7 novembre en raison des événements.

20h05 - Paris
Michèle Alliot-Marie déclare qu'il n'était "pas question aujourd'hui d'une évacuation des ressortissants français" de Côte d'Ivoire.
Entre 19h00 et 20h00

19h55 - Toulouse
L'ancien ministre socialiste de la Défense Paul Quilès estime que la France "est peut-être intervenue trop tard sur le plan diplomatique et politique en Côte-d'Ivoire", alors que "les choses se préparaient depuis plusieurs jours".

19h50 - Paris
Michèle Alliot-Marie prévient Laurent Gbagbo qu'il serait "personnellement tenu responsable par la communauté internationale de l'ordre public à Abidjan".

19h50 - Paris
L'Elysée fait savoir que Jacques Chirac a téléphoné à Kofi Annan et au président nigérian Olusegun Obasanjo, président en exercice de l'Union africaine, "qui ont indiqué partager la position française" sur la Côte d'Ivoire.

19h45 - Paris
Michèle Alliot-Marie avertit Laurent Gbagbo "sera tenu personnellement responsable, par la communauté internationale, du maintien de l'ordre public à Abidjan".

18h30 - Abidjan
Un ministre ivoirien qualifie d"'erreur" le bombardement de positions militaires françaises près de Bouaké.

19h20 - Bruxelles
Le Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère, Javier Solana, appelle Laurent Gbagbo à "arrêter toute opération militaire" en côte d'Ivoire.

19h10 - New York
Le Conseil de sécurité des Nations unies va tenir une réunion d'urgence sur la Côte d'Ivoire, annonce l'ONU.

19h05 - Abidjan
Le lycée français Mermoz a été incendié dans le quartier chic de Cocody, par des jeunes manifestants antifrançais.

19h00 - Paris
Un citoyen américain a été tué lors des raids de l'armée gouvernementale ivoirienne qui ont coûté la vie aux huit sodats français, annonce l'Elyzée.

Entre 18h00 et 19h00

18h54 - Paris
La France envoie en Côte d'Ivoire deux compagnies supplémentaires en renfort pour assurer la sécurité de ses ressortissants.

18h52 - Paris
Des combats ont éclaté samedi entre les troupes loyalistes et les combattants des Forces nouvelles (FN, rebelles) à Sakassou, au sud de Bouaké, le fief des FN dans le centre de la Côte d'Ivoire, a annoncé Sidiki Konaté, porte-parole de cette formation.

18h50 - Paris
Jacques Chirac a donné l'ordre de détruire les "moyens aériens militaires ivoiriens utilisés ces derniers jours en violation du cessez-le-feu".

18h45 - Paris
Paris appelle le président ivoirien Laurent Gbagbo "à assumer ses responsabilités" pour ramener le calme en Côte d'Ivoire, dans un message du ministre des Affaires étrangères Michel Barnier.

Entre 17h00 et 18h00

17h55 - Abidjan
Des combats ont éclaté entre militaires français et ivoiriens à l'aéroport international d'Abidjan, qui a été fermé au trafic international, annoncele porte-parole de l'opération Licorne, le colonel Henry Aussavy.

17h05 - Abidjan
Un porte-parole militaire français annonce que 3 chasseurs Mirage français sont partis en renfort pour le Gabon à la suite de l'aggravation de la situation.

Entre 16h00 et 17h00

16h55 - Libreville La France a déployé trois avions chasseurs Mirage-F1 par "mesure de précaution" dans la capitale gabonaise.

16h45 - Abidjan
Un "nombre important de militaires français" ont été tués dans un bombardement de l'aviation loyaliste à Bouaké, le fief des rebelles ivoiriens dans le centre du pays.

16h25 - Paris
L'attaque des forces gouvernementales ivoiriennes contre la force française de paix Licorne a tué huit soldats français et en a blessé 23.
Entre 15h00 et 16h00

15h45 - Abidjan
Les militaires français ont détruit au sol deux avions chasseurs-bombardiers Sukhoï de l'armée ivoirienne sur l'aéroport de Yamoussoukro, dans le centre du pays, a annoncé le colonel Philipe Mangou, du commandement ivoirien du théâtre des opérations militaires. Dimanche 7 novembre
Aéroport d’Abidjan, 6heures
Trois Transall font un "touch and go" sur le tarmac pour y déposer, sans couper les moteurs, les premiers renforts français. La nervosité est extrème.

Bouaké, Douékoué, 6heures
Les blindés français partent en catastrophe sécuriser Abidjan. Leurs chefs font savoir qu’ils ne tolereront aucun frein à leur progression. Il y des accrochages avec les barrages Fanci et villageois à Douékoué, Guessabo, Tiébissou et Sinfra. Puis au niveau du corridor Nord d’Abidjan à Youpougon
Abidjan :
Les pillages se font sporadiques. Un calme tendu prévaut, malgré l’appel du président du FPI, parti de Laurent Gbagbo, à "descendre massivement et occuper la rue pour empêcher, par tout moyen, la circulation de toute force étrangère".
A plusieurs reprises, sur la RTI, il "exige le départ des troupes françaises de Côte d'Ivoire."

Résidence présidentielle, 22h30
Laurent Gbagbo sort de son silence et, à la télévision, il exhorte "au calme" et demande aux manifestants de "regagner leur domicile et de ne pas céder à la provocation".
Lundi 8 novembre

Abidjan, quartier résidentiel de Cocody, 5h30
La nuit s’achève dans un violent orage. Est-ce cela qui égare une colonne blindée de Licorne venue sécuriser deux cents français regroupés à l’Hôtel Ivoire ?
Au lieu d’aller tout droit sur la lagune, elle tourne à gauche, remonte la rue Jacques Aka et se retrouve… en face de la résidence présidentielle. Stupeur des plantons qui croient au coup d’Etat. Le passage des chars réveille la ville. Son arrivée devant la résidence remet les patriotes dans la rue. A Paris un conseiller de Chirac est réveillé par un proche de Gbagbo: "Ne faites pas tirer on se rend !".
Héberlué, le conseiller rassure son interlocuteur : "La France n’a pas vocation à faire des coups d’Etat". Les "patriotes" n’en sont pas convaincus. Ils viennent faire «bouclier humain" autour de la résidence de leur Président. Les chars repartent vers l’hôtel Ivoire, à six cent mètres.
Là, ils tombent sur le quartier général de Charles Blé Goudé, installé ici depuis deux mois. Et, au 21ème étage, sur les "conseillers techniques israéliens" de Gbagbo, et leurs écoutes téléphoniques.

La quarantaine de "conseillers" sera discrètement renvoyée, le 12 novembre, sur un vol italien.
L’Ivoire est donc trop sensible pour le pouvoir qui rameutent les patriotes en mettant à leur disposition les bus de la régie publique, la Sotra. La tension monte. Il y a des heurts, des bousculades. Les soldats français tirent, en l’air. Ils demandent des gendarmes ivoiriens pour faire barrage entre eux et la foule : ils n’arriveront que le lendemain.

Mardi 9 novembre
Abidjan, Hôtel Ivoire, le matin
L’arrivée des gendarmes ivoiriens confirme les soupçons des Français. Celui qui les dirige, Georges Bi Poin, est un "dur". Il s’est illustré le 25 mars en faisant tirer sur des marcheurs de l’opposition.
Depuis la veille les Français s’attendent à ce que le pouvoir profite de l’arrivée du médiateur sud-africain Thabo Mbeki, pour organiser une démonstration de soutien populaire, et exhiber des "martyrs".
En fin de matinée la foule grossit autour de l’Hôtel. Cinq milles peut-être. Parmi elles Michele, étudiante de 23 ans. "Baoulé", elle n’est pas "patriote" et, comme sa famille et son village, elle se réclame du PDCI. Mais les images de "la barbarie française" et les photos, macabres, en boucle sur la RTI, l’ont décidé à rejoindre le camp nationaliste. Comme les "patriotes", elle danse sur un rap à la louange de "Lumumba, Sankara, Mandela, Gbagbo". Peu importe la faute de rime : elle est persuadée de rejoindre le camp de la nouvelle lutte anti-coloniale des Africains.

Sur l’esplanade de l’Ivoire elle fait comme les manifestants : elle s’allonge quand, comme dans les maquis, un DJ-chef de groupe crie "à dormir" et se relève, mains vides bien tendues, à l’injonction "à debout". Elle affirme n’avoir vu aucune arme dans la foule. Les gendarmes ivoiriens jouent aussi un drôle de jeu : ils aplatissent les barbelés qui séparent les manifestants des soldats français.

Peu avant 15 heures, un journaliste de Reuters spécialiste de la Cote d’Ivoire, présent devant la résidence de Gbagbo, reçoit un appel d’un militaire français : "Nous avons l’autorisation de tirer sur des cibles sélectives". Dix minutes plus tard, il entend des coups de feu. Les soldats de Licorne, tirent en rafale, des "gomme-cogne" à priori non mortelles. Il perçoit aussi des tirs isolés. Quelques minutes après des patriotes déposent un cadavre ensanglanté dans les jardins du Président, pour le montrer à Thabo Mbeki, qui était déjà reparti : "La balle entrée par le cou était sortie par les reins. C’était du sniping, de bas en haut" commente le journaliste, habitué des guerres. Les Français récusent que des tireurs, installés au 6ème étage de l’hôtel, chambres 659 à 661, ont fait feu.
Les soldats de Licorne quittent l’hôtel sous les huées. Les affrontements sont terminés. La guerre se joue désormais sur le terrain des images et des chiffres.

"Un avant et un après 6 Novembre 2004"
Le pouvoir ivoirien avance le nombre de 57 morts sous les balles française, sans preuve, et annonce le dépôt d’une plainte, ce qu’il ne fait pas.
Les Français admettent "une vingtaine de morts" militaires et civils. Ils affirment n’avoir pas tiré, à balles réelles, sur la foule. Vrai, sinon cela aurait été une hécatombe. Ils dénoncent, eux aussi sans preuve, la présence d’hommes armés qui auraient tiré dans la foule, et abattu un gendarme ivoirien, devant l’Hôtel : "Nous avons retenu la leçon.
A l’avenir, nous nous donnerons les moyens d’avoir des images de nos opérations".
Autre leçon tirée par les responsables de la Défense qui reconnaissent s’interroger sur la nécessité de maintenir ou non des bases en Afrique : "Pour nous il y aura un avant et un après 6 Novembre 2004".


Voici, heure par heure, les événements en Côte d'Ivoire et dans le MONDE.

VENDREDI 24 DECEMBRE
5h00 - Paris
Un rapport d'une commission enquête de L'ONU dénonce dès "2002 des violations des droits de l'Homme" commises en Côte d'Ivoire, "aussi bien au Nord, contrôlé par les rebelles, qu'au Sud, en zone gouvernementale", révèle Libération.

JEUDI 23 DECEMBRE
20h30 -
Abidjan Onze villageois ont été égorgés à l'arme blanche dans la région d'Ouragahio (centre-ouest) dans la nuit de mercredi à jeudi, apprend-on de source officielle.
20h00 -
Abidjan Les députés ivoiriens réunis en session plénière, ont rejeté le projet de loi sur l'organisation de référendums, apprend-on de source officielle.
11h30 – Abidjan
Laurent Gbagbo "accepte de recevoir" jeudi en fin de journée, et "à sa demande", le chef d'état-major des armées françaises, le général Henri Bentégeat.

MERCREDI 22 DECEMBRE

21h00 – Washington
George W. Bush retire la Côte d'Ivoire de la liste du programme américain sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique dans le cadre de la révision annuelle de l'African Growth and Opportunity Act.
18h50 - Abidjan
Arrivée du général Henri Bentégeat.
18h40 - Paris
Une dizaine d'élus socialistes lancent un appel dans le Nouvel Observateur demandant que le Front populaire ivoirien (FPI) du président Laurent Gbagbo "soit exclu" de l'Internationale socialiste "dans les meilleurs délais". L'appel est signé par le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg, huit autres députés, sénateurs et maires ainsi que par un ancien député.
Abidjan - 7h00
Antoine Brou Tanoh, ancien ministre du président Houphouët-Boigny, affirme dans L'Intelligent que Alassane OUattara doit se présenter à la présidentielle et accepter le référendum.

MARDI 21 DECEMBRE
Abidjan - 12h15
Le procureur militaire chargé par le gouvernement ivoirien de la commission d'enquête sur le bombardement du cantonnement des soldats français à Bouaké (centre) n'envisage plus de demander l'exhumation des corps militaires tués, indique une source très proche de ce magistrat.
7h00 - Abidjan
Dans un entretien au journal Soir Info, Ange-Bernard Kessi, en visite aux soldats français de Bouaké lundi, indique vouloir "voir ce qui s'est passé. Si le bombardement est délibéré. Si oui, quel est le mobile."

LUNDI 20 DECEMBRE
20h20 - Abidjan
Le force français Licorne indique dans un communiqué qu' Ange-Bernard Kessi, commissaire du gouvernement ivoirien chargé de la commission d'enquête sur le bombardement du cantonnement des soldats français, le 6 novembre, s'est rendu sur place, lundi à Bouaké (fief de la rébellion, centre), avec l'aide de l'armée française.
11h00 - Abidjan
Kobena Anaky, ministre du gouvernement de "réconciliation nationale" a écrit à Laurent Gbagbo pour dénoncer ce qu'il estime être une "censure choquante" en vigueur à la télévision nationale, indique 24 heures.
7h00 - Abidjan
Laurent Gbagbo affirme dans Notre voie : "Je suis heureux d'être là parce que nous mènons une révolution démocratique dont les gens ne comprennent pas toujours le sens. (...) Je vous laisserai un pays debout".

SAMEDI 18 DECEMBRE
23h40 - Abidjan
Ceux qui veulent "asservir la Côte d'Ivoire, au nom d'intêrets idéologiques ou économiques, trouveront les Ivoiriens debout", déclare Laurent Gbagbo, au cours d'un "Congrès panafricain de la jeunesse" organisé par les "jeunes patriotes".
22h30 - Abidjan
Laurent Gbagbo réaffirme que toute modification constitutionnelle devait être approuvée par référendum, au lendemain du vote de la révision de l'article 35 de la Constitution sur les conditions d'éligibilité à la présidence de la République.
19h15 - Abidjan
Les mouvements de jeunesse de la coalition du "G-7", regroupant des formations de l'opposition et de la rébellion ivoirienne, tiennent un meeting marquant "la relance" de leurs activités.
19h15 - Abidjan
Les "jeunes patriotes", partisans du président Laurent Gbagbo, organisent, en présence du chef de l'Etat ivoirien, "un Congrès panafricain" de la jeunesse.
11h40 - Paris
Le chef d'état-major des armées, le général Henri Bentégeat, rendra visite les 23 et 24 décembre aux troupes françaises en Côte d'Ivoire où sont stationnés quelque 5.000 soldats dans le cadre de la force Licorne, annonce l'état-major des armées.

VENDREDI 17 DECEMBRE
18h50 - Abidjan
Les députés ivoiriens adoptent une version révisée de l'article 35 de la Constitution sur les conditions d'éligibilité à la présidence de la République, dans le cadre des dispositions prévues par l'accord de paix de Marcoussis.
8h55 - Johannesburg
Les rebelles ivoiriens entament une deuxième journée de discussions avec Thabo Mbeki. "Nous rencontrons le président Mbeki ce matin pour discuter du processus de médiation. Nous voulons vraiment faciliter la tâche de médiation du président Mbeki", déclare le porte-parole de la rébellion des Forces Nouvelles (FN), Sidiki Konate, par téléphone depuis Pretoria.
8h50 - Abidjan
Laurent Gbagbo souhaite que la Mission des Nations unies en Côte d'Ivoire renforce la surveillance de la frontière nord du pays, indique-t-on de source officielle.
7h00 - Paris
Pierre Moscovici, secrétaire national aux affaires internationales du Parti socialiste, affirme que "le PS n'est pas embarrassé mais plutôt attristé" par l'attitude de Laurent Gbagbo, dans une interview parue dans Aujourd'hui/Le Parisien.

JEUDI 16 DECEMBRE
22h00 - Luanda
Le gouvernement ivoirien a "beaucoup d'espoir" en la médiation sud-africaine déclare un conseiller spécial de Laurent Gbagbo, Kadet Bertin, reçu par le chef de l'Etat angolais José Eduardo dos Santos.
18h00 - New York
Les mesures individuelles, second volet des sanctions décidées en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies à l'égard de la Côte d'Ivoire, sont entrées techniquement en vigueur jeudi, indique-t-on à l'Onu de sources diplomatiques.
14h10 - Paris
Pour le porte-parole du ministère de la Défense Jean-François Bureau, Laurent Gbagbo a "dit clairement" dans son interview publiée dans Le Parisien que "c'est l'armée ivoirienne qui a tué des soldats français" à Bouaké.
12h30 - Abidjan
Une source officielle indique que les députés ivoiriens ont adopté mercredi soir à l'unanimité en commission le projet de loi sur la naturalisation, un texte prévu par les accords de paix inter-ivoiriens de Marcoussis.
8h00 - Paris
L'application de nouvelles sanctions contre les personnalités ivoiriennes faisant obstacle à un processus de paix a été reportée du 15 décembre au 10 janvier, affirme le quotidien ivoirien Le Patriote.
4h00 - Paris
Laurent Gbagbo estime que "l'attitude de la France est scandaleuse" face à l'enquête en cours dans son pays sur les événements de novembre, dans un entretien avec le quotidien Le Parisien.

MERCREDI 15 DECEMBRE
19h20 - Paris
L'Assemblée nationale française approuve la réforme du statut général des militaires.
19h15 - Abidjan
Un conseiller spécial du président ivoirien demande la création d'une commission d'enquête franco-ivoirienne "pour établir la vérité" sur les incidents devant l'hôtel Ivoire le 9 novembre à Abidjan entre troupes françaises et manifestants.
18h - Paris
Le gouvernement ivoirien indique que la communication par le ministre de la Santé sur le nombre de victimes lors des affrontements avec l'armée française en novembre n'est pas définitive, ni "confidentielle". "Il ne s'agit pas d'une communication confidentielle. C'est une communication lue en conseil des ministres en vue de faire le point et recueillir des fonds pour venir en aide aux victimes", selon Hubert Oulaye, ministre ivoirien de la Fonction publique et porte-parole du gouvernement.
12h55 - Abidjan
L'association Reporters sans frontières demande à Kofi Annan d'intervenir pour que la situation de la télévision publique ivoirienne soit "normalisée".
11h20 - Abidjan
Laurent Gbagbo demande à la communauté internationale de "veiller à une application plus rigoureuse des accords de paix inter-ivoiriens de Marcoussis".
9h40 - Abidjan
Alan Doss,représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies en Côte d'Ivoire, réclame des moyens supplémentaires en hommes et en matériels pour l'ONUCI afin de mettre en oeuvre son mandat actuel "d'accompagnement du processus de paix".

MARDI 14 DECEMBRE
22h15 - Abidjan
Les députés ivoiriens adoptent en commission un texte de loi sur la nationalité, prévu par les accords de paix inter-ivoiriens de Marcoussis.
14h10 - Bruxelles Les 25 pays de l'Union européenne appliquent désormais ensemble les sanctions décidées à la mi-novembre par les Nations unies contre la Côte d'Ivoire, dont un embargo sur les armes et sur l'entrée de certaines personnalités dans l'UE, apprend-on de source européenne.
13h50 - Abidjan Laurent Gbagbo a reçu lundi une délégation des membres du Comité de suivi des accords de paix interivoiriens de Linas-Marcoussis, indique un participant.
11h30 - Abidjan Des responsables de la rébellion des Forces Nouvelles (FN) annoncent qu'ils se rendront "dans les plus brefs délais" en Afrique du Sud pour présenter au médiateur Thabo Mbeki un document pour "une relance dynamique du processus de paix".
6h00 - Paris "Devant l'hôtel Ivoire, le pouvoir (ivoirien) a voulu provoquer un bain de sang. Il aurait aimé que l'armée française commette un massacre", affirme le général Poncet, commandant des forces françaises en Côte d'Ivoire, dans un entretien au Figaro.

LUNDI 13 DECEMBRE
14h00 - Abidjan Selon un premier bilan, au moins 5.000 personnes ont appelé dimanche, au cours d'un grand meeting à Abidjan, Charles Konan Banny, actuel gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO), à se présenter à l'élection présidentielle de 2005.
12h15 - Paris Quelque 11.000 colis de Noël parviendront dans les prochains jours aux soldats français, déployés en opérations extérieures (opex) loin de leurs familles durant les fêtes de fin d'année, annonce l'Association Solidarité-Défense.
"Des colis de Noël seront remis également aux blessés, en particulier ceux rapatriés de Côte d'Ivoire et qui sont encore hospitalisés", indique Bertrand Dunoyer de Segonzac, trésorier de l'association que préside l'ancien chef d'état-major des armées l'amiral Jacques Lanxade.
6h00 - Paris La France continue de penser "qu'une issue politique est possible" à la crise en Côte d'Ivoire, déclare le chef de la diplomatie française Michel Barnier dans Le Parisien/Aujourd'hui en France.

DIMANCHE 12 DECEMBRE
15h05 - Lagos Les chefs militaires de la CEDEAO appellent à un renforcement de la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) afin de répondre aux atteintes à la sécurité dans le pays.

SAMEDI 11 DECEMBRE
18h30 - Abidjan Quelque 5.000 personnes personnes assistent à un concert organisé par les Jeunes patriotes en solidarité avec les victimes des manifestations du début novembre.
14h45 - Londres Quelques dizaines de personnes - 450 selon les organisateurs, 70 selon Scotland Yard, manifestent à Londres pour apporter leur soutien à l'action de la France en Côte d'Ivoire.

VENDREDI 10 DECEMBRE
23h15 - Abidjan Le projet de révision de l'article 35 de la Constitution ivoirienne sur les conditions d'éligibilité à la présidence de la République en Côte d'Ivoire est adopté en commission par les parlementaires ivoiriens.
19h55 - Abidjan Les "jeunes patriotes" se "soumettent" au décret du chef de l'Etat interdisant toute manifestation publique et renoncent à leur grand rassemblement prévu samedi à Abidjan.
20h25 - Abidjan Les trois composantes de la rébellion ivoirienne des Forces Nouvelles indiquent qu'elles se consulteront à partir de vendredi et jusqu'à dimanche dans leur fief de Bouaké.
19h35 - Roissy On apprend que la compagnie Air Ivoire a repris ses vols entre Paris et Abidjan.
17h40 - Abidjan Le commandant Jacques Combarieu indique que les militaires français de l'opération Licorne se désengagent progressivement des quartiers sud d'Abidjan.
17h35 - Abidjan Le Front populaire ivoirien (FPI, parti du président ivoirien Laurent Gbagbo) appelle les députés ivoiriens à voter la révision de l'article 35 de la Constitution sur les conditions d'éligibilité à la présidence de la République.
16h50 - Abidjan Les militaires français de l'opération Licorne se désengagent progressivement des quartiers sud d'Abidjan qu'ils avaient sécurisés après les violentes manifestations anti-françaises du 6 au 10 novembre.
15h10 - Abidjan Laurent Gbagbo a interdit par décret toute manifestation sur la voie publique à Abidjan à compter de ce jour et jusqu'au 10 mars 2005, annonce le porte-parole de la présidence Désiré Tagro.
10h20 - Abidjan Les députés de l'Assemblée nationale ivoirienne, réunis en plénière, adoptent la loi créant une Commission électorale indépendante (CEI), prévu dans les accords de paix inter-ivoiriens de Marcoussis.
7h30 - Paris Le colonel Patrick Destremau, qui commandait les soldats français mis en cause dans la fusillade devant l'hôtel Ivoire, affirme dans Libération souhaiter pouvoir témoigner devant une commission d'enquête "pour l'honneur de (ses) soldats".
7h30 - Abidjan Le quotidien Le Patriote affirme que l’Ambassadeur de France, Gildas Le Lidec a été rappelé à Paris pour consultation au Quai d’Orsay.

JEUDI 9 DECEMBRE
23h15 - Paris Les députés adoptent un amendement du gouvernement au collectif budgétaire de 2004 destiné à débloquer 5 millions d'euros d'aide aux réfugiés de Côte d'Ivoire.
19h30 - Abidjan Une soixantaine de "jeunes patriotes", partisans du président Laurent Gbagbo, ont pris position jeudi en fin d'après-midi devant l'ambassade de France à Abidjan, apprend-on sur place.
18h45 - Washington Une proche conseillère de Laurent Gbabgo juge nécessaire "une plus grande implication" des Etats-Unis pour résoudre la crise en Côte d'Ivoire.
16h50 - Abidjan La révision de l'article 35 de la Constitution ivoirienne sur les conditions d'éligibilité à la présidence de la République, examiné vendredi par les députés, ne devrait pas donner lieu à débat, estiment des responsables des deux principaux partis d'opposition ivoiriens.
16h30 - Cana Michèle Alliot-Marie, au Bénin : "Je souhaite que la page se tourne (...), que les parties ivoiriennes, le gouvernement et les forces rebelles comprennent qu'il n'y a pas de solution militaire à la crise en Côte d'Ivoire et qu'il n'y a qu'une solution politique".
13h - Paris Le ministère de la Défense annonce qu'environ un millier de militaires français venus en renfort au plus fort de la crise ont quitté la Côte d'Ivoire, ce qui y porte les effectifs militaires français à un peu moins de 5.000 hommes.
12h10 - Abidjan La crise en Côte d'Ivoire "ne se réduit pas à la révision de l'article 35 de la Constitution" sur les conditions d'éligibilité à la présidence de la République, affirme le porte-parole des rebelles des Forces Nouvelles (FN), Sidiki Konaté.
10h50 - Ouidah (Bénin) Les chefs d'état-major français et ivoirien se donnent l'accolade lors d'une présentation officielle au camp militaire béninois de Ouidah (nord-est de Lomé)
6h00 - Abidjan Dans un entretien au journal ivoirien Le Patriote, le député ivoirien Yves Fofana (PDCI) estime que, "si Gbagbo veut aller au référendum, c'est son problème".
1h45 - Paris Le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier annonce au Sénat que le bénéfice de la loi de 1961 adoptée pour les Français d'Algérie sera étendu par décret aux rapatriés de Côte d'Ivoire.

MERCREDI 8 DECEMBRE
15h - Abidjan Laurent Gbagbo a réaffirmé le principe d'un recours au référendum pour avaliser une révision de l'article 35 de la Constitution sur les conditions d'éligibilité à la présidence de la République en Côte d'Ivoire, rapporte la télévision nationale.
13h20 - Paris Rodolphe Belmer, directeur général adjoint de Canal+, affirme qu'il n'y a pas eu de "censure" pour empêcher la rediffusion lundi soir du reportage sur la Côte d'Ivoire intitulé "Côte d'Ivoire: quatre jours de feu".
6h00 - Paris Michèle Alliot-Marie dans le Figaro : La situation reste "très fragile" en Côte d'Ivoire.

MARDI 7 DECEMBRE
19h45 - Abidjan Les députés ivoiriens adoptent en commission la loi sur la communication audiovisuelle.
16h30 - Abidjan La conférence des présidents de groupe à l'Assemblée nationale ivoirienne décide la création d'une Commission d'enquête parlementaire sur les affrontements qui ont suivi les bombardements gouvernementaux lancés le 4 novembre, selon une source officielle.
14h50 - Paris Paris espère que la médiation du président sud-africain Thabo Mbeki en Côte d'Ivoire jette les bases d'un plan de sortie de crise et rappelle qu'il ne s'agit pas d'une crise franco- ivoirienne mais ivoirienne, indique le quai d'Orsay.
12h25 - Abidjan La révision de l'article 35 de la Constitution ivoirienne portant sur les conditions d'éligibilité à la présidence de la République sera examiné le 10 décembre en commission, puis en séance plénière une semaine plus tard annonce une source officielle à Abidjan.

LUNDI 6 DECEMBRE
21h20 - Abidjan Une commission de l'Assemblée nationale ivoirienne adopte un projet de loi sur la presse, prévue dans le cadre des accords de paix inter-ivoiriens de Marcoussis.
19h45 - Paris La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie dénonce au Sénat, de la part des autorités ivoiriennes, "une véritable opération voulue de communication, qui est une opération de désinformation".
17h30 - Abidjan Les acteurs du conflit ivoirien se mettent d'accord sur quatre propositions pour accélérer la mise en oeuvre des accords de paix inter-ivoiriens, annonce le président sud-africain Thabo Mbeki.
16h20 - Adis Abbeba La réunion des 15 chefs d'Etat des pays membres du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), consacrée à la Côte d'Ivoire, est reportée du 10 décembre au 10 janvier, apprend-on auprès de l'UA.
11h20 - Abidjan Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Côte d'Ivoire, Albert Tévoédjrè (Bénin) a démissionné de son poste annoncent les Nations unies.
7h00 - Paris Dans un entretien au Figaro Blaise Compaoré affirme que "le véritable problème de la Côte d'Ivoire, c'est la légitimité du pouvoir actuel".

DIMANCHE 5 DECEMBRE
21h45 - Abidjan Le président sud-africain Thabo Mbeki est rentré à Abidjan indique-t-on à Abidjan.
20h45 - Abidjan La gendarmerie ivoirienne accuse de nouveau les militaires français d'avoir tiré sur la foule directement et sans sommation lors de la manifestation du 9 novembre devant l'hôtel Ivoire à Abidjan.
11h15 - Bouaké Le président sud-africain Thabo Mbeki arrive à Bouaké, fief des Forces Nouvelles dans le centre de la Côte d'Ivoire, pour des consultations avec la rébellion ivoirienne.
9h00 - Abidjan Le président sud-africain Thabo Mbeki doit rencontrer ce dimanche à Bouaké (centre de la Côte d'Ivoire), le chef des Forces Nouvelles (FN - qui contrôle le nord du pays depuyi septrembre 2002), Guillaume Soro, annonce une source officielle sud-africaine.

SAMEDI 4 DECEMBRE
20h27 - Paris Le ministre délégué aux Anciens combattants Hamlaoui Mekachera exalte "le sens du sacrifice personnel" en évoquant au Sénat, à l'occasion de la présentation de son budget pour 2005, les événements de Côte d'Ivoire.
16h00 - Abidjan Le président sud-africain Thabo Mbeki poursuit ses consultations avec les responsables politiques ivoiriens, au troisième jour de sa tentative de médiation pour trouver une issue à la crise en Cote d'Ivoire
15h00 - Abidjan Les "jeunes patriotes" évacuent les locaux de la Radio télévision ivoirienne (RTI, officielle), accusée par la communauté internationale d'être l'un des "médias de la haine" en Côte d'ivoire.
12h35 - Abidjan Laurent Gbagbo a accepté de soumettre à l'examen des députés le projet de révision de l'article 35 de la constitution sur les conditions d'éligibilité à la présidence de la République en Côte d'Ivoire, apprend-on de source officielle.
9h30 - Abidjan Alpha Blondy, star ivoirienne du reggae de renommée mondiale, dénonce "l'irresponsabilité" des politiciens ivoiriens et français.
00h20 - Abidjan La Mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) se félicite de la reparution à Abidjan de journaux indépendants et d'opposition dont la diffusion avait été interrompue le 4 novembre, indique un communiqué de l'organisation onusienne.
00h15 - Washington Washington renouvelle sa mise en garde aux Américains sur les risques pour leur sécurité en Côte d'Ivoire, et notamment de violences dirigées contre les étrangers, appelant ceux qui doivent se rendre dans ce pays à reporter leur voyage, dans un communiqué du département d'Etat.
00h10 - Paris La "constitution d'une commission d'enquête mixte regroupant des experts militaires ivoiriens et français" à propos de la mort de 9 soldats français tués par l'armée ivoirienne à Bouaké, le 6 novembre, est la "seule voie" qui permettra "une réconciliation", selon le ministre ivoirien Adou Assoa.

VENDREDI 3 DECEMBRE
17h20 - Paris Des entrepreneurs français de Côte-d'Ivoire lancent une Association de défense des entreprises sinistrées en Côte-d'Ivoire (ADESCI) afin "d'obtenir des indemnités et le gel des remboursements bancaires".
15h55 - Poitiers Le chef d'état-major des armées français, le général Henri Bentégeat, accuse de "faux témoignage" le colonel de la gendarmerie ivoirienne qui avait accusé les militaires français d'avoir tiré "directement sur la foule", le 9 novembre à Abidjan.
15h42 - Abidjan Le leader des "jeunes patriotes" partisans de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, appelle à une "grande marche" le 11 décembre prochain à Abidjan pour "exiger le départ de l'armée française" de Côte d'Ivoire.
14h45 - Paris 1.300 élèves, sur un total de 3.900, des écoles françaises d'Abidjan détruites pendant les violences ont été rescolarisés en France et 1.570 élèves sont en cours de rescolarisation dans plusieurs pays, annonce le ministère des Affaires étrangères.
11h20 - Paris Le général français Henri Poncet, commandant de la Force Licorne en Côte d'Ivoire, assure que les soldats français ont "parfaitement maîtrisé l'emploi des armes" lors des incidents autour de l'hôtel Ivoire.
10h45 - Abidjan Thabo Mbeki a débuté dans la matinée une série de consultations au cours desquelles il présentera une "feuille de route" aux différentes parties en conflit depuis septembre 2002, indique-t-on de source officielle.
9h20 - Abidjan Les rebelles ivoiriens des Forces Nouvelles "ne sont pas disposés à engager une quelconque discussion" avec les responsables actuels de l'armée ivoirienne, indiquent les FN dans un communiqué.

JEUDI 2 DECEMBRE
20h10 - Abidjan Le chef d'état-major des armées ivoiriennes, le colonel-major Philippe Mangou, et le chef de l'opération militaire française Licorne, le général Henri Poncet se sont rencontrés mercredi à Abidjan, apprend-on de source militaire française.
20h00 - Abidjan Thabo Mbeki est arrivé à l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, indique-t-on sur place.
19h50 - Lomé Le secrétaire général des Forces nouvelles Guilllaume Soro invite la communauté internationale à montrer "beaucoup de fermeté" dans la résolution de la crise en Côte d'Ivoire.
19h25 - Paris 73% des cadres travaillant pour les entreprises françaises en Côte- d'Ivoire sont partis du pays ces dernières semaines, indique le président du comité Afrique de Medef international, Michel Roussin.
17h20 - Abidjan Le retour des fonctionnaires de l'Onu est impératif pour sortir de la crise humanitaire dans les zones du nord tenues par les rebelles, estime le Coordonnateur humanitaire de l'Onu.
16h55 - Paris La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie rend hommage aux soldats français au Sénat, saluant la "retenue" et le "sang-froid" des hommes de la force Licorne.
16h20 - Paris Les renforts français envoyés en Côte d'Ivoire lors de la crise qui a débuté le 6 novembre, ont entamé leur retrait progressif de ce pays, indique le ministère de la Défense.
15h45 - Johannesburg Thabo Mbeki a quitté Pretoria pour Abidjan, indique une source gouvernementale.
13h30 - Paris Guy Teissier (UMP), président de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, se déclare "opposé" à une commission d'enquête parlementaire sur la Côte d'ivoire, jugeant l'idée "inappropriée et maladroite".
13h25 - Paris Le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères Cécile Pozzo di Borgo : "Nous attachons une grande importance à cette mission africaine de médiation. Il est essentiel que la visite du président sud-africain aboutisse à une relance rapide du processus politique de sortie de crise".
11h45 - Pretoria La présidence sud-africaine indique que Thabo Mbeki doit rencontrer le président Laurent Gbabgo dès son arrivée à Abidjan en fin d'après-midi.
9h - Abidjan Dans son éditorial, le journal ivoirien Fraternité Matin demande la démission de la ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie.

MERCREDI 1er DECEMBRE
20h30 - Abidjan-Paris Fin du forum avec Charles Blé Goudé, nouvelobs.com.
18h15 - Abidjan-Paris Charles Blé Goudé : "L’armée française a organisé les pillages".
18h10 - Abidjan- Paris Charles Blé Goudé, le leader du mouvement des "jeunes patriotes" - nationalistes partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo - commence à répondre aux des internautes sur le Quotidien permanent nouvelobs.com.
12h30 - Paris Le président du groupe PCF à l'Assemblée, Alain Bocquet, demande, au nom de son groupe, la création d'une commission d'enquête parlementaire sur l'intervention des forces françaises en Côte d'Ivoire lors des récents événements dans ce pays.
12h20 - Paris Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale a déposé une demande de commission d'enquête parlementaire sur "le rôle de la France dans la crise en Côte d'Ivoire depuis la tentative de coup d'Etat" de septembre 2002, annonce un communiqué.
11h50 - Paris Michèle Alliot-Marie affirme que les militaires français en Côte d'Ivoire ont agi "en totale légitime défense" lors des troubles entre le 6 et le 9 novembre et ont rempli leur mission.
11h10 - Addis Abeba Les 15 chefs d'Etat des pays membres du Conseil de paix et sécurité de l'Union africaine sont invités à se réunir pour traiter de la Côte d'Ivoire le 10 décembre à Addis Abeba.
10h40 - Paris Le sénateur PCF du Val d'Oise Robert Hue, demande la création d'une mission d'information parlementaire sur la situation en Côte d'Ivoire.

MARDI 30 NOVEMBRE
18h05 - Paris La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme demande au Parlement de constituer une commission d'enquête sur "la répression des manifestations du 9 novembre en Côte d'Ivoire" par l'armée française.
17h15 - Paris Le groupe UMP au Sénat manifeste "son soutien et sa totale confiance à l'égard de l'armée française" dans l'action qu'elle mène "au service de la paix" en Côte d'Ivoire.
16h30 - Abidjan Une commission de l'Assemblée nationale ivoirienne a adopté le projet de loi sur la création de la Commission électorale indépendante (CEI), prévu par les accords de paix inter-ivoiriens de Marcoussis et d'Accra.
14h50 - Paris Le ministère français de la Défense estime à "une vingtaine" le nombre d'Ivoiriens tués par l'armée française lors des affrontements du 6 au 9 novembre dernier, le nombre de blessés étant impossible à évaluer, selon cette source.
13h50 - Paris Le colonel Jules Yao Yao, porte-parole de l'état-major ivoirien, annonce sur France Inter que les récents événements ont fait 63 morts et plus de 2.000 blessés depuis le 8 novembre.
11h50 - Genève Neuf agences humanitaires du système des Nations unies effectuent une mission à Abidjan afin d'évaluer les besoins les plus urgents des populations dans la capitale économique de Côte d'Ivoire, indique une porte-parole.
10h15 - Abidjan Un avion d'Air France arrive à Abidjan, marquant la reprise des vols de la compagnie française en Côte d'Ivoire.
8h40 - Abidjan Le site de la présidence ivoirienne annonce la visite du Président Sud- Africain Thabo M'Beki, dans le cadre de sa médiation dans la crise ivoirienne, du jeudi 2 au lundi 6 décembre.

LUNDI 29 NOVEMBRE
22h55 - Abidjan Le convoi transportant l'ambassadeur de France Gildas Le Lidec, a été bloqué dans la soirée peu après sa sortie de l'ambassade à Abidjan par un barrage tenu par des jeunes gens dont certains étaient armés de fusils, annonce un diplomate français.
18h30 - Abidjan La présidence de la République ivoirienne dément avoir mandaté qui que ce soit pour porter plainte au nom de l'Etat de Côte d'Ivoire contre la France devant la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye.
16h00 – Abidjan Une session ordinaire de l'Assemblée nationale ivoirienne s'est ouverte à Abidjan, afin d'examiner des projets de loi prévus par les accords de paix inter-ivoiriens de Marcoussis et d'Accra.
15h10 – Aéroport de Roissy Les vols réguliers d'Air France entre la France et la Côte d'Ivoire, interrompus en raison de la crise entre les deux pays, vont reprendre lundi soir au rythme de deux liaisons aller-retour par semaine, a-t-on appris auprès de la compagnie.
14h20 - Paris Le Premier ministre sénégalais Macky Sall estime que la présence des forces françaises en Côte d'Ivoire permet "d'éviter une guerre civile" dans ce pays.
13h10 - Paris Une centaine d'enseignants rapatriés de Côte d'Ivoire ont réclamé dans la matinée des indemnisations lors d'une réunion à l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) à Paris pour statuer sur leur situation, indiquent des témoins.
13h00 - Paris La porte-parole du ministère français des affaires étrangères, Cécile Pozzo di Borgo, laisse entendre que Paris n'est pas informé d'une éventuelle plainte de la Côte d'Ivoire devant la Cour internationale de justice.
11h00 - Abidjan Simone Gbagbo, l'épouse du président ivoirien Laurent Gbagbo, s'est rendu vendredi en Afrique du Sud où elle a rencontré le président sud- africain Thabo Mbeki, a-t-on lundi d'une source officielle ivoirienne.

DIMANCHE 28 NOVEMBRE
19h30 - Abidjan Les militaires français ont tiré "directement sur la foule et sans aucune sommation" lors de la manifestation du 9 novembre devant l'hôtel Ivoire d'Abidjan, accuse un colonel de la gendarmerie ivoirienne.
16h00 - Bruxelles Une mission présidentielle ivoirienne annonce que la Côte d'Ivoire va déposer plainte contre la France à la Cour internationale de justice de la Haye.
14h30 - Abidjan Le porte-parole des Forces armées nationales de Côte d'Ivoire (Fanci) indique que les mesures de sécurité ont été accrues depuis vendredi dans les rues d'Abidjan à la suite de renseignements faisant état de "menaces".

SAMEDI 27 NOVEMBRE
15h55 - Ouagadougou Jacques Chirac quitte Ouagadougou pour Paris.
14h05 - Ouagadougou Le 10ème Sommet de la Francophonie dénonce les récentes attaques gouvernementales en Côte d'Ivoire et exige la "stricte application" des accords de paix de Marcoussis.
11h30 - Ouagadougou Les chefs d'Etat ou de gouvernement qui participent au sommet de la Francophonie se réunissent à huis clos pour aborder les questions politiques.

VENDREDI 26 NOVEMBRE
18h50 - Ouagadougou Jacques Chirac déclare qu'il "regrette que la Côte d'Ivoire ne soit pas présente" au plus haut niveau au sommet de la Francophonie, après le départ du représentant de la Côte d'Ivoire.
17h10 - Paris Guillaume Soro demande une nouvelle fois vendredi la démission de Laurent Gbagbo, affirmant qu'il était "l'obstacle à la paix en Côte d'Ivoire".
17h05 - Ouagadougou Le ministre de l'Information du Burkina Faso Joseph Kahoun affirme que le ministre ivoirien de l'Intégration transportait des "documents hostiles à la France".
16h25 - Rome Le ministère italiens des Affaires étrangères indique que plus de la moitié des 457 ressortissants italiens vivant en Côte d'Ivoire ont quitté ce pays.
15h15 - Abidjan Le ministre ivoirien de l'Intégration Théodore Mel Heg, qui devait représenter le président Laurent Gbagbo au sommet de la Francophonie de Ouagadougou, annonce avoir quitté le Burkina Faso jeudi soir peu après son arrivée, à la suite d'un incident avec des policiers burkinabè.
13h20 - Ouagadougou Jacques Chirac propose de "décupler le nombre de bénéficiaires" du micro-crédit.
12h05 - Ouagadougou Le président français Jacques Chirac adresse à Ouagadougou "un message ferme et amical" au gouvernement ivoirien et aux rebelles pour qu'ils "renouent le dialogue".
11h30 - Ouagadougou Le 10e Sommet de la Francophonie s'ouvre avec comme principale préoccupation la crise ivoirienne.
11h05 - Abidjan Le Rassemblement des Républicains (RDR, opposition) qualifie d'"inacceptable" le remplacement temporaire des neuf ministres issus de la rébellion des Forces Nouvelles (FN).

JEUDI 25 NOVEMBRE
23h05 – Abidjan Cinquante-sept civils ivoiriens sont morts et 2.226 ont été blessés au cours des "événements" de début novembre en Côte d'Ivoire, annonce le ministre ivoirien de la Santé au cours du conseil des ministres.
22h40 – Abidjan Le président ivoirien Laurent Gbagbo condamne les destructions des sièges des journaux et des partis politiques d'opposition début novembre à Abidjan, ainsi que les pillages ayant marqué les dernières manifestations anti-françaises.
20h30 – Abidjan Les présidents des groupes parlementaires ivoiriens à l'Assemblée nationale adoptent un nouveau calendrier de travail visant à voter, avant le 17 décembre, les réformes prévues dans les accords de paix inter-ivoiriens de Marcoussis et d'Accra.
19h45 – Abidjan Le ministre ivoirien des Transports, Kobena Anaky, assure que l'aéroport international d'Abidjan est entièrement "opérationnel" et appelle les compagnies aériennes à reprendre "au plus vite" leurs vols sur la capitale économique ivoirienne.
17h20 – Bobigny Toutes les plaintes qui ont été déposées partout en France par les rapatriés de Côte d'Ivoire depuis leur arrivée sur le territoire vont être centralisées au parquet de Paris, a-t-on appris auprès du procureur adjoint du tribunal de Bobigny.
15h15 - Paris Une quarantaine de Français rapatriés de Côte-d'Ivoire, contraints d'abandonner les PME qu'ils avaient créées, ont décidé de se regrouper dans une association pour réclamer une indemnisation, indique leur président Marc Balzer.
13h50 - Abidjan Un conseil des ministres du gouvernement ivoirien de réconciliation nationale s'ouvre au Palais présidentiel en présence de la totalité de ses membres à l'exception de ceux issus des Forces nouvelles.
9h10 - Paris Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, remet en cause sur France Inter la légitimité du pouvoir ivoirien en estimant que c'est la "question de fond" dans la crise que traverse la Côte d'Ivoire.

MERCREDI 24 NOVEMBRE
23h55 - Ouagadougou Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, estime qu'il n'y a pas de "solution militaire" à la crise en Côte d'Ivoire.
20h30 - Ouagadougou Les ministres des Affaires étrangères des pays francophones ou leurs représentants approuvent un projet de résolution pour le Sommet de la Francophonie prévu vendredi et samedi, qui soutient les accords de Marcoussis comme seule solution à la crise ivoirienne.
19h - Paris Fin du forum du Quotidien Permanent nouvelobs.com avec Alassane Ouattara.
18h30 - Paris Alassane Ouattara dénonce "le règne de la terreur à Abidjan".
17h30 - Paris Alassane Ouattara, l'un des principaux opposants à Laurent Gbagbo, commence à répondre aux questions des internautes sur les forums du Quotidien Permanent nouvelobs.com
15h15 - Paris RSF souligne qu'actuellement, 128 journalistes sont emprisonnés dans le monde "pour avoir fait leur métier", 70 cyberdissidents sont emprisonnés et neuf journalistes ont disparu depuis 2000, notamment Guy-André Kieffer (disparu en avril 2004 en Côte d'Ivoire).
15h00 - Prétoria On apprend que le président sud-africain Thabo Mbeki se rendra "la semaine prochaine" à Abidjan et également à Bouaké, fief des rebelles.
13h40 - Paris La Libye "n'a marqué aucune réserve" face aux décisions de l'Onu et de l'Union africaine qui "fondent le mandat" de la France en Côte d'Ivoire, déclare Jean-François Copé.
13h25 - Paris Jacques Chirac a affirmé en Conseil des ministres qu'il était "juste que la Nation soit jusqu'au bout présente" aux côtés des Français rapatriés de Côte d'Ivoire, indique Jean-François Copé.
13h00 - Paris Jean-Pierre Raffarin a annoncé en Conseil des ministres la création d'un fonds doté de cinq millions d'euros pour aider à la réinsertion des Français rapatriés de Côte d'Ivoire, indique le porte-parole du gouvernement.
12h45 - Abidjan Annonce - par l'ambassadeur sud-africain à Abidjan, Gladestone Gwadiso - de l'arrivée du ministre sud-africain de la Défense, Mosiuoa Lekota, à la tête d'une délégation, pour rencontrer notamment Laurent Gbagbo.
12h30 - Abidjan Laurent Gbagbo a reçu mardi 23 novembre les organes de régulation de la presse, lors d'une encontre tournée autour de la question des organes qui ne paraissent plus depuis le 04 novembre, lit-on sur le site de la présidence.
Pretoria - 10h10 Le président sud-africain Thabo Mbeki, mandaté par l'Union africaine (UA) pour tenter de trouver une solution à la crise en Côte d'Ivoire, se rendra "la semaine prochaine" dans ce pays, annonce son porte-parole Bheki Khumalo.
Londres - 1h20 Le représentant en Grande-Bretagne du Front patriotique ivoirien réclame le départ des troupes françaises de Côte d'Ivoire, dans une déclaration à la BBC.

MARDI 23 NOVEMBRE
Nîmes - 21h00 Michèle Alliot-Marie estime que la situation est "calme" depuis plusieurs jours, affirmant qu'il est temps "maintenant, que la sérénité revienne".
Abidjan - 20h00 Les "jeunes patriotes" affirment avoir mis en place une brigade "anti-casse" pour "rassurer les opérateurs économiques".
18h00 - Paris La présence, initialement prévue, d'un contingent ivoirien à l'exercice de maintien de la paix Recamp, début décembre au Bénin, n'a pas pu être confirmée par le ministère de la Défense.
17h20 - Abidjan Plus aucune présence militaire française n'est visible sur l'aéroport international Félix Houphouët Boigny à Abidjan, dans les rues de laquelle le dispositif français est progressivement allégé.
14h40 - Abidjan L'organisation de la phase finale de la 23e édition de la Coupe d'Afrique des nations 2005 n'a pas été retirée à la Côte d'Ivoire, indique le secrétariat général de la Fédération internationale de basket-ball -Afrique à Abidjan.
12h35 - Paris Alpha Oumar Konaré, président de la Commission de l'Union Africaine, préconise pour sortir de la crise ivoirienne des "élections ouvertes à tous les protagonistes actuels de la scène politique".
12h10 - Paris Alassane Ouattara, principal opposant au régime du président ivoirien Laurent Gbagbo, estime que l' "ivoirité" est un "concept abominable".
11h40 - Abidjan Air France reprendra à compter du 29 novembre deux liaisons directes hebdomadaires entre Paris et Abidjan, indique un responsable.
11h10 - Paris Les pays francophones doivent apporter lors de leur sommet de Ouagadougou en fin de semaine, "un soutien très ferme" au processus de réconciliation nationale en Côte d'Ivoire, déclare le porte-parole de l'Elysée.
9h30 - Paris Le président de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), Abdou Diouf, appelle Laurent Gbagbo à faire voter la réforme électorale réclamée par l'opposition et les rebelles ivoiriens, estimant que c'est "la seule chose qui peut débloquer la situation".

LUNDI 22 NOVEMBRE
20h00 - Bruxelles L'UE appliquera dès le 15 décembre les sanctions prévues par l'Onu contre des personnalités ivoiriennes dans le cas ou la paix ne progresse pas en Côte d'Ivoire, indiquent les chefs de la diplomatie des 25.
18h10 - Genève Le Comité international de la Croix-Rouge indique avoir soigné près de 3.000 personnes à Abidjan durant les manifestations anti-françaises du début du mois, sans fournir de bilan du nombre de morts.
17h50 - Paris De nombreux patrons ivoiriens sont inquiets de la situation dans leur pays et souhaitent le rétablissement de l'ordre public, tout comme les cadres ivoiriens "qui font tourner les banques comme le négoce du cacao", estime Michel Roussin, président de la section Afrique du Medef-international dans une interview au quotidien La Croix.
17h35 - Paris L'ancien magistrat et député UMP Alain Marsaud demande l'ouverture d'une "enquête judiciaire" sur "les circonstances de la mort de 9 soldats français dans un raid de l'aviation ivoirienne à Bouaké" dans un courrier au garde des Sceaux Dominique Perben.
16h00 - Pretoria Le ministre sud-africain de la Défense, Mosiuoa Lekota, annonce son intention de se rendre en Côte d'Ivoire pour des discussions destinées à préparer la prochaine mission du président Thabo Mbeki.
15h40 - Paris Lutte Ouvrière (LO) et la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) appellent à un rassemblement mardi devant le ministère de la défense pour protester contre "l'intervention de l'armée française en Côte d'Ivoire".
12h45 - Abidjan Les rédactions de neuf journaux ivoiriens indépendants ou d'opposition, empêchés de paraître depuis le 4 novembre, ont publié lundi matin à Abidjan une édition spéciale commune gratuite.
11h30 - Abidjan Le porte-parole de la Force Licorne, le colonel Henry Aussavy : "Je confirme la réunion de travail dimanche" qui a réuni les états- majors des Forces armées ivoiriennes (Fanci) et de Licorne. "Le redéploiement du dispositif Licorne est à l'ordre du jour".
10h05 - Londres Le président sénégalais Abdoulaye Wade propose de reporter les élections prévues en 2005 et d'installer un gouvernement provisoire de "technocrates" pour gérer le pays, dans un entretien au Financial Times.
10h05 - Abidjan Guillaume Soro réclame le départ de Laurent Gbagbo sur Radio France internationale. "Nous avons expliqué à Thabo Mbeki qu'aucun processus politique n'est possible avec Laurent Gbagbo (...) il n'est pas question de discuter avec lui".
8h - Paris Selon Le Parisien, la Côte d'Ivoire va porter "plainte pour meurtres" contre l'armée française.
4h - Paris Dans une inteview à L'Humanité, Laurent Gbagbo estime que la France n'a pas à être "impartiale" dans le conflit qui secoue la Côte d'Ivoire qui est victime d'une "agression" perpétrée par une "horde de terroristes" venant d'états voisins.

DIMANCHE 21 NOVEMBRE
21h35 - Abidjan Le porte-parole de l'état-major des Forces armées ivoiriennes annonce que lessoldats français commenceront mardi à se retirer de l'aéroport international d'Abidjan, dont ils avaient pris le contrôle le 6 novembre.
17h50 - Abidjan Le porte-parole adjoint de la Force militaire française en Côte d'Ivoire Licorne, le commandant Jacques Combarieu indique que le navire civil MN-Eclipse, roulier-porte-conteneurs affrété par la marine nationale française, a accosté samedi à Abidjan.
16h45 - Paris Plus d'une centaine de personnes, principalement des Ivoiriens résidant en France, manifestent dans le centre de Paris pour demander le départ de Laurent Gbagbo.
12h05 - Paris "Cette année la récolte de cacao de la Côte d'Ivoire va s'élever à 1,45 million de tonnes, soit 45% du marché mondial (3,1 millions de tonnes). Les productions du Ghana (2ème producteur mondial) et de l'Indonésie tournent pour chacun d'entre eux autour des 500.000 T. Le chemin est donc encore long pour rattraper Abidjan même si la crise n'est pas réglée rapidement", estime le principal négociant français de cacao (150.000 tonnes).
9h - Pretoria Deuxième rencontre entre Thabo Mbeki et Guillaume Soro.
9h - Paris La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie estime que les déclarations de Laurent Gbagbo jugeant "vrais" les témoignages sur des corps de jeunes ivoiriens "décapités par l'armée française" "relèvent de la désinformation".
SAMEDI 20 NOVEMBRE
20h45 - Paris/Abidjan Fin du forum de Laurent Gbagbo sur le site du Quotidien Permanent du Nouvel Observateur.
18h30 - Pretoria Fin de la rencontre entre Thabo Mbeki et Guillaume Soro.
18h10 - Paris/Abidjan Répondant à la question d'un internaute rapportant un témoignage faisant état de corps de jeunes ivoiriens "décapités par l'armée française", Laurent Gbagbo écrit : "Moi, je n'ai pas été dans les hôpitaux, mais tous ceux qui y sont allés l'ont dit. On peut considérer que ce témoignage répété par plusieurs personnes est vrai".
18h - Paris/Abidjan Début du forum de Laurent Gbagbo sur le site du Quotidien Permanent du Nouvel Observateur.
15h45 - Abidjan Des bérets verts du 2ème REP de la Légion étrangère contrôlent les accès à l'aéroport d'Abidjan, toujours sécurisé par la force française Licorne en Côte d'Ivoire. Le trafic civil a repris à destination des capitales de la sous-région et ce sont les autorités aéroportuaires ivoiriennes qui gèrent le trafic.
15h45 - Pretoria Thabo Mbeki, avant de recevoir Guillaume Soro : "Je veux pouvoir retourner en Côte d'Ivoire très très rapidement. "Je veux retourner en Côte d'Ivoire et cela inclut Bouaké, pas seulement Abidjan".
14h45 - Abidjan Le bureau d'information de l'aéroport international Houphouët-Boigny indique que la plupart des compagnies aériennes opérant en Côte d'Ivoire ont samedi repris leurs vols sur Abidjan, à l'exception des compagnies belge SN Brussels Airlines (ex-Sabena) et française Air France.
12h25 - Pretoria Thabo Mbeki s'entretient avec Seydou Diarra.
07h50 - Pretoria Le président sud-africain Thabo Mbeki fait savoir qu'il rencontrera aujourd'hui à Pretoria le Premier ministre ivoirien Seydou Diarra et le secrétaire général des Forces nouvelles (FN, rébellion) Guillaume Soro.VENDREDI 19 NOVEMBRE
18h00 - Paris Le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Hervé Ladsous, estime que les négociations sur la Côte d'Ivoire ne pourront reprendre que sur la base des accords de Marcoussis.
17h25 - Paris Le ministre ivoirien des Eaux et Forêts, Adou Assoa, estime que le principal opposant ivoirien Alassane Ouattara "doit discuter" avec le président Laurent Gbagbo pour résoudre la crise ivoirienne.
16h15 - Paris Le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères Hervé Ladsous indique que 8.332 Français et près de 600 ressortissants étrangers d'autres pays ont quitté la Côte d'Ivoire entre le 10 et le 18 novembre.

JEUDI 18 NOVEMBRE
Après 18h00
22h25 - Abidjan Le porte-parole du gouvernement, Hubert Oulaye, annonce que le président ivoirien Laurent Gbagbo s'adressera "dans les prochains jours" à la Nation.
21h55 - Abidjan Le porte-parole du gouvernement, Hubert Oulaye, annonce que 77 ont été tuées et plus de 1.300 blessées dans les manifestations anti-françaises qui se sont déroulées en Côte d'Ivoire entre le 6 et le 9 novembre.
21h50 - Abidjan Le président Gbagbo décide que tout ministre décidant de ne pas participer au conseil des ministres sera remplacé par un intérimaire jusqu'à son retour officiel.
Entre 16h00 et 18h00
16h55 - Paris Le ministère de la Défense confirme avoir saisi des drones ivoiriens, au plus fort de la crise, mais précise que ceux-ci ne contenaient aucun élément d'observation des positions de la force Licorne en Côte d'Ivoire.
Entre 15h00 et 16h00
15h30 - Abidjan Le chef d'état-major des armées ivoiriennes sortant, le général Mathias Doué, que la presse donnait en fuite, apparait à la télévision nationale ivoirienne RTI.
15h20 - Londres Tony Blair "remercie" Jacques Chirac pour l'aide que la France a fournie dans l'évacuation des Britanniques de Côte d'Ivoire.
Entre 12h00 et 15h00
13h25 - Paris Le retour au calme dans Abidjan étant loin d'être complet, la force française Licorne a décidé de maintenir son dispositif, indique le ministère de la Défense.
13h00 - Abidjan Laurent Gbagbo arrive à la présidence, accueilli par le Premier ministre, Seydou Diarra, qui l'attendait devant le Palais.
13h00 - Abidjan Plusieurs ministres de l'opposition du gouvernement ivoirien de réconciliation nationale sont arrivés dans l'enceinte du palais présidentiel à Abidjan, en vue d'un conseil des ministres, indiquent des sources concordantes.
Entre 11h00 et 12h00
11h45 - Dakar La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho, ONG basée à Dakar), estime que la résolution adoptée de l'Onu imposant un embargo immédiat sur les armes est une "décision tardive mais salutaire", dans un communiqué.
11h00 - Abidjan Un conseil des ministres, présidé par le chef de l'Etat Laurent Gbagbo, est prévu en fin de matinée à Abidjan, mais la participation de l'opposition était incertaine, selon des sources concordantes.
Entre 8h00 et 11h00
10h45 - Genève Plus d'un millier d'Ivoiriens ont gagné le Liberia dans la nuit, portant à 13.000 le nombre de réfugiés fuyant l'escalade du conflit en Côte d'Ivoire, annonce le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.
9h50 - Abidjan La passation de pouvoirs entre le chef d'état-major des armées ivoiriennes sortant, le général Mathias Doué, et son successeur, le colonel-major Philippe Mangou, est reportée sine die, le premier étant souffrant, indiquent des sources concordantes.
Entre minuit et 8h00
6h40 - Abidjan Laurent Gbagbo appelle les entrepreneurs français à revenir en Côte d'Ivoire sur France-Info.

MERCREDI 17 NOVEMBRE
Entre 20h00 et minuit
20h45 - Marseille Une cinquantaine de personnes, rapatriées de Côte d'Ivoire, sont arrivées dans les Bouches-du-Rhône depuis une semaine, indique la préfecture du département, qui affirme "avoir connaissance d'une plainte pour vol et dégradations".
20h00 - La Haye Le président sud-africain Thabo Mbeki affirme ne pas exclure que des renforts militaires soient nécessaires.
Entre 17h00 et 20h00
19h00 - Aéroport de Roissy La préfecture de Seine-Saint-Denis indique avoir mis en place un accueil téléphonique pour les Français rapatriés qui comptent s'installer dans le département. Ce numéro est le 01.41.60.24.34.
17h10 - Aéroport de Roissy Un nouveau vol de rapatriés français de Côte-d'Ivoire doit arriver ce soir, à l'aéroport de Roissy, a-t-on appris auprès d'Air France.
Entre 16h00 et 17h00
16h55 - Oslo La Norvège ordonne l'évacuation de ses diplomates de Côte d'Ivoire et elle exhorte ses ressortissants à éviter de se rendre dans ce pays.
16h50 – Paris Les deux ressortissants français dont on était sans nouvelles depuis plusieurs jours en Côte d'ivoire ont été retrouvés, a-t-on appris de source diplomatique. Les deux ressortissants, deux hommes, sont sains et saufs, selon cette même source.
Entre 15h00 et 16h00
15h10 - Paris Une audition de l'ex-chef rebelle ivoirien Ibrahim Coulibaly, alias "IB", prévue ce mercredi devant un juge antiterroriste dans le cadre de l'instruction sur une tentative de coup d'Etat en Côte d'Ivoire, a été annulée, selon une source proche du dossier qui précise que cette annulation a été décidée en raison de problèmes d'emploi du temps mais aussi, en partie, en raison du contexte politique actuel de la Côte d'Ivoire.
Entre 14h00 et 15h00
14h30 - Oslo Une quinzaine de ressortissants suédois et norvégiens, dont l'ambassadeur de Norvège à Abidjan, devraient être évacués de Côte d'Ivoire mercredi à bord d'un avion suédois, selon des sources des ministères des Affaires étrangères des deux pays.
Entre 13h00 et 14h00
13h55 - Strasbourg Le président sud-africain Thabo Mbeki, devant le Parlement européen : "Si difficile que cela puisse être à comprendre pour certains, en tant qu'Africains, nous n'avons aucun doute que les Ivoiriens vont se retrouver et établir ensemble une paix stable, réunifier leur pays et se rassembler pour élire un gouvernement représentatif".
13h15 - Paris Le porte-parole du Quai d'Orsay, Hervé Ladsous, annonce lors d'un point de presse qu'un "dernier avion" rapatriant des Français doit quitter Abidjan pour Paris dans la nuit de mercredi à jeudi.
Entre 12h00 et 13h00
12h30 - Lille Une soixantaine de Français, en majorité des familles, rapatriés de Côte d'Ivoire, sont hébergés dans des gîtes à Bailleul et Houplines, par le comité d'entraide des Français rapatriés.
Entre 10h00 et 12h00
10h15 - Lille L'association "Comité du 22 avril à la mémoire des gendarmes d'Ouvéa" annonce qu'elle a porté plainte à Lille contre Laurent Gbagbo et son chef d'état-major des armées le colonel Philipe Mangou pour "homicide volontaire avec préméditation".
Avant 10h00
9h45 - Paris Un des principaux opposants au président Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, sur RFI : "Il n'est pas possible maintenant de reprendre le dialogue, ni de négocier (...) Nous sommes dans une situation où des préalables sont nécessaires.
Le premier c'est la sécurité, la sécurité des responsables politiques, de tous ceux qui vivent en Côte d'Ivoire, la nécessité d'avoir une armée, une gendarmerie, une police qui sont véritablement républicaines, donc se débarrasser de ces milices et arrêter la terreur à Abijdan".

MARDI 16 NOVEMBRE
Entre 21h00 et minuit
21h45 - Abidjan Laurent Gbagbo prend acte des sanctions votées lundi par l'Onu contre la Côte d'Ivoire et assure l'Onu qu'il ne "fera rien pour entraver le processus de paix", annonce le porte-parole de la présidence ivoirienne, Désiré Tagro, à la télévision nationale.
Entre 20h00 et 21h00
20h40 - Bruxelles Le président sud-africain, Thabo Mbeki annonce qu'il rencontrera samedi Guillaume Soro, dans le cadre de ses efforts pour trouver une solution à la crise ivoirienne.
20h30 - Paris Pour le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, la résolution du Conseil de Sécurité de l'Onu est "un avertissement" aux dirigeants ivoiriens.
Entre 19h00 et 20h00
19h55 - Abidjan Le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Mamadou Koulibaly, sur la radio nationale : "Ces sanctions donnent un très bon signal au peuple de Côte d'Ivoire". "Cet embargo signifie (...) qu'il n'est plus question que l'on puisse voir un pays quelconque fournir quelques armes et munitions que ce soient aux rebelles".
19h35 - Bouaké Le chef de la rébellion nordiste de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro, se félicite de l'embargo sur les armes, estimant cependant que l'on aurait pu "économiser des vies humaines".
19h05 - Paris Le député socialiste Paul Quilès, ancien président de la commission de la défense de l'Assemblée, affirme à la chaîne parlementaire LCP-AN qu'il va demander la création d'une commission d'enquête sur les récents événements en Côte d'Ivoire.
Entre 18h00 et 19h00
18h25 - Abidjan La situation "reste calme sur Abidjan" et il "n'y a eu pour l'instant aucune provocation" après la résolution du Conseil de sécurité, déclare le porte- parole de la force française Licorne, le colonel Henry Aussavy.
18h20 - Lisbonne Le Portugal a évacué 37 ressortissants de Côte d'Ivoire.
Entre 17h00 et 18h00
17h30 - Abuja La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) salue la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.
17h05 - Genève L'OMS annonce que la campagne d'éradication de la polio engagée par l'Organisation mondiale de la santé est menacée par les troubles en Côte d'Ivoire et au Soudan.
Entre 15h00 et 17h00
15h50 - Paris Jean-Pierre Raffarin estime à l'Assemblée que le "calme" reste "très précaire" en Côte d'Ivoire et fait part de son "inquiétude" devant les discours "incitant à la haine" ou mettant "en cause la réalité de l'agression" contre les soldats français dans ce pays.
15h40 - Abidjan La présidence ivoirienne refuse pour l'heure de réagir au vote dans la nuit par le Conseil de Sécurité de l'Onu de sanctions contre la Côte d'Ivoire.
15h10 - Bouaké Il n'y a "pas d'euphorie" au sein des Forces nouvelles, au lendemain des sanctions de l'Onu contre la Côte d'Ivoire, indique le porte-parole de la rébellion.
15h05 - Paris Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), Abdou Diouf, condamne les attaques gouvernementales ivoiriennes contre les rebelles et apporte son soutien à la résolution de l'Onu imposant un embargo sur les armes à la Côte d'Ivoire.
Entre 14h00 et 15h00
14h55 - Paris Arlette Laguiller, porte-parole de Lutte ouvrière, demande que les "exploiteurs et troupes françaises" soient mises "hors de Côte d'Ivoire et d'Afrique", dans l'éditorial de l'hebdomadaire de son parti.
Entre 12h00 et 14h00
12h50 - Cazaux Jacques Chirac a appelé les parties ivoiriennes à "renouer le contact de façon à trouver la paix".
12h50 - Cazaux Jacques Chirac assure que le "seul but" de la France en Côte d'Ivoire est "le retour de la paix" et "la relance du processus de réconciliation nationale", lors d'une visite à la base militaire aérienne de Cazaux.
Entre 10h00 et 12h00
11h55 - Genève Plus de 10.000 Ivoiriens ont gagné le Liberia au cours des derniers jours à la suite de la reprise du conflit en Côte d'Ivoire, annonce le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.
11h40 - Bobigny Soixante-quinze plaintes, dont trois pour viol, ont été déposées par les rapatriés français en provenance de Côte d'Ivoire selon un nouveau bilan auprès du tribunal de Bobigny.
Entre 6h00 et 10h00
09h35 - Paris La paix en Côte d'Ivoire doit être "imposée" si les parties ne veulent pas faire taire leurs armes, déclare le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier en se félicitant du vote des sanctions à l'Onu.
9h20 - Paris Pour le ministre français délégué à la Coopération, Xavier Darcos, la nomination par Laurent Gbagbo du colonel Philippe Mangou au poste de chef d'état-major de l'armée ivoirienne est un "signe d'hostilité".
Entre 2h00 et 6h00
05h00 - Paris Le ministre ivoirien des Eaux et Forêts, Adou Assoa, affirme que les autorités de Côte d'Ivoire souhaitent "vivement" le retour des ressortissants français qui ont quitté le pays après la violence de ces derniers jours, dans le Parisien/Aujourd'hui.
Entre minuit et 2h00
01h15 - Roissy Le dernier avion affrété par le gouvernement français pour évacuer ses ressortissants arrive à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle.
00h55 - New York Le Conseil de sécurité des Nations unies inflige, par un vote unanime, des sanctions à la Côte d'Ivoire, comprenant un embargo immédiat sur les armes et des mesures conditionnelles contre certaines personnalités ivoiriennes qui prendront effet dans un mois.

LUNDI 15 NOVEMBRE
Après 17h00
23h15 - Paris Le ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, qualifie la situation en Côte d'Ivoire d'"extrêmement préoccupante", à l'occasion de l'examen des crédits de son ministère pour 2005.
21h10 - Marseille L'ancien secrétaire général des Nations Unies Boutros Boutros-Ghali considère que "l'ONU doit jouer un rôle plus important" dans le dossier ivoirien.
20h45 - Bruxelles Le président sud-africain, Thabo Mbeki, annonce qu'il rencontrera à la fin de la semaine le dirigeant de la rébellion nordiste en Côte d'Ivoire, Guillaume Soro.
19h50 - New York Le Conseil de sécurité des Nations unies va imposer un embargo immédiat sur les armes à destination de la Côte d'Ivoire, apprend-on de sources diplomatiques.
19h15 - Abidjan Le dernier avion affrêté par le gouvernement français pour évacuer ses ressortissants a décollé vers 19H00 (locales et GMT) à destination de Paris.
18h30 - Genève Trois rapporteurs spéciaux des Nations unies dénoncent les violences lors des manifestations xénophobes en Côte d'Ivoire, particulièrement les viols et les atteintes à la liberté d'expression dans un contexte d'appels à la haine raciale.
18h20 - Abidjan Le leader des "jeunes patriotes", partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, réclame le départ de soldats français, accusant Jacques Chirac d'être responsable de la "crise franco-ivoirienne".
18h15 - Bobigny Environ 69 plaintes, dont trois pour viol, ont été déposées par les rapatriés français depuis les premières arrivées mercredi soir à Roissy-Charles-de-Gaulle, apprend-on auprès du tribunal de Bobigny.
17h50 - Paris Selon des sources aéroportuaires, un nouveau vol de rapatriés français doit arriver dans la nuit de lundi à mardi, à l'aéroport de Roissy.
17h25 - Brasilia Le ministère brésilien des Affaires étrangères annonce que le gouvernement brésilien va rapatrier ses ressortissants ainsi que ceux de l'Argentine en raison de la "recrudescence de la tension et de l'insécurité ces derniers jours".
Entre 16h00 et 17h00
16h30 - Bouaké Le nord de la Côte d'Ivoire est toujours privé d'eau, d'électricité et de téléphone.
Entre 14h00 et 16h00
14h40 - Paris Michèle Alliot-Marie, dans une interview au Monde : Nous considérons toujours que le régime ivoirien est légitime. Le président a été élu par les Ivoiriens. Mais à ce titre, il a des responsabilités, notamment en matière d'ordre public et de protection des ressortissants étrangers. Il doit les assumer".
Entre 13h00 et 14h00
13h25 - Paris Le porte-parole du PS, Julien Dray, lors du point de presse hebdomadaire : "Les termes utilisés par Jacques Chirac n'aident pas au retour au calme. Il appartient au président de la République d'être responsable pour deux", les autorités françaises et les autorités ivoiriennes.
Entre 11h00 et 13h00
11-30 - Pretoria Le président Thabo Mbeki quitte la capitale sud-africaine pour Bruxelles où il doit rencontrer le futur président de la Commission européenne avec qui il doit aborder la situation en Côte d'Ivoire.
11h10 - Abidjan La ville célèbre lundi la journée de la paix - instituée par le premier président ivoirien Félix Houphouët-Boigny - fériée le 15 novembre. La radio nationale : cette journée doit être un "moment pour ramener la paix dans les coeurs" alors que le pays traverse des "épreuves difficiles".
Entre 9h00 et 11h00
9h35 - Paris Michèle Alliot-Marie confirme que "des moyens supplémentaires" vont être débloqués, pour faire face à "la grande incertitude du monde".
9h15 - Paris Michèle Alliot-Marie : "Ce que nous souhaitons, comme l'ensemble de la communauté internationale, et notamment comme l'Union africaine, (...) c'est un embargo sur les armes", car "il faut faire cesser tout risque qu'il y ait de nouveau des affrontements entre le nord et le sud de la Côte d'Ivoire" .
9h00 - Paris Michèle Alliot-Marie affirme, sur Europe 1, que "la première responsabilité" du président ivoirien est "de rétablir le calme" dans le pays et de faire "cesser les appels à la chasse anti-Blancs".
Entre 5h00 et 9h00
5h05 - Paris Dans le quotidien français Libération, Laurent Gbagbo qualifie d'"insulte" les propos tenus par Jacques Chirac affirmant que la France continuera à "assumer ses responsabilités" en Côte d'Ivoire pour éviter une dérive vers "un régime de nature fasciste".
Entre minuit et 5h00
00h05 - Paris Michèle Alliot-Marie lance un appel à la raison pour mettre un terme à la crise ivoirienne et explique dans quel contexte l'aviation française a du intervenir pour détruire des aéronefs ivoiriens, dans une tribune publiée par plusieurs quotidiens de province.

DIMANCHE 14 NOVEMBRE
Entre 20h00 et minuit
21h05 - Abuja Le représentant du président ivoirien au sommet de l'UA, le président de l'assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, conteste la prise de position de l'organisation panafricaine favorable à des sanctions contre Abidjan.
Il reproche à l'UA de ne pas "critiquer la France" et parle d'une "manipulation pure".
20h10 - Paris France 2 diffuse les images filmées par une télévision locale de la zone rebelle de l'attaque du camp français à Bouaké par un chasseur Sukhoï-25 ivoirien.
Entre 19h00 et 20h00
19h50 - Abuja Le président nigérian Olusegun Obasanjo déclare que l'UA soutient pleinement le projet de sanction contre la Côte d'Ivoire "en particulier l'embargo sur les armes".
Paris - 19h35 Laurent Fabius, sur Europe 1 : "La priorité numéro un" en Côte-d'Ivoire est "la sécurité" des ressortissants français et étrangers. "Le temps de tirer les leçons de tout cela" n'est "pas venu".
Entre 18h00 et 19h00
18h25 - Le Caire L'Egypte se prépare pour une éventuelle évacuation de ses ressortissants.
18h15 - Abuja Le sommet de chefs d'Etat sur la crise en Côte d'Ivoire se termine après un peu plus de trois heures de discussions.
Entre 16h00 et 18h00
Entre 16h00 et 18h00
17h15 - Bobigny Environ 25 plaintes, dont deux pour viol, ont été déposées par les rapatriés français en provenance de Côte d'Ivoire depuis les premières arrivées mercredi soir à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.
Entre 14h00 et 16h00
16h00 - Paris Quelque 3.210 ressortissants français ont été évacués de Côte d'Ivoire, indique le ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy.
15h00 - Abuja Le sommet de chefs d'Etat sur la crise en Côte d'Ivoire, convoqué par le président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, président en exercice de l'Union Africaine (UA), commence.
Entre 12h00 et 14h00
14h00 - Johannesburg Le président sud-africain Thabo Mbeki tient une nouvelle série de pourparlers avec des dirigeants de l'opposition ivoirienne.
12h40 - La Haye Des diplomates néerlandais, dont l'ambassadeur et du personnel de l'Union européenne se réfugient auprès des troupes françaises à Abidjan.
12h30 - Abuja Le président du Sénégal, Abdoulaye Wade et le président de la Commission de l'Union Africaine (UA), Alpha Oumar Konaré, arrivent à Abuja pour participer au sommet de l'UA consacré à la Côte d'Ivoire.
Entre 10h00 et 12h00
12h00 - Marseille Jacques Chirac affirme que la France continuerait son action sous mandat international en Côte d'Ivoire et ne laisserait pas s'y développer une situation qui ne pourrait que "conduire à l'anarchie ou à un régime de nature fasciste".
10h30 - Rome Le président Jacques Chirac "me déteste" et les Français "ont tort de se comporter de cette manière", affirme dans une interview à deux quotidiens italiens Laurent Gbagbo.
Avant 10h00
09h30 - Paris Le président ivoirien Laurent Gbagbo a ordonné une enquête sur le bombardement de Bouaké, qui a tué neuf soldats français le 6 novembre, et déclaré sur la radio France Inter que les appareils détruits par l'armée française en représailles seraient remplacés.

SAMEDI 13 NOVEMBRE
Après 17h00
22h00 - Abidjan Le colonel Philipe Mangou est nommé nouveau chef d'état-major de l'armée ivoirienne par le président ivoirien Laurent Gbagbo en remplacement du général Mathias Doué, appelé à "d'autres fonctions", selon un communiqué officiel.
21h00 - Lagos Le sommet de l'Union africaine (UA) sur la Côte d'Ivoire se tiendra dimanche à Abuja sous la présidence du chef de l'Etat nigérian Olusegun Obasanjo, en l'absence de son homologue sud-africain Thabo Mbeki, assure la porte-parole du président du Nigeria.
19h20 - Marseille Le président sénégalais Abdoulaye Wade estime que si les troupes françaises quittaient "aujourd'hui" la Côte d'Ivoire "ce serait le chaos éternel".
18h55 - Paris Le président du Mouvement contre la racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) Mouloud Aounit dénonce, dans un communiqué, "l'insupportable chasse aux blancs" et les "exactions racistes commises par les bandes de pillards en Côte d'Ivoire".
18h35 - Abidjan La situation s'est nettement améliorée en Côte d'Ivoire, indique le commandant de l'opération militaire française Licorne, le général Henri Poncet, qui a néanmoins dénoncé la poursuite de la désinformation de la part des médias contrôlés par le pouvoir ivoirien.
18h05 - Pretoria Le président sud-africain Thabo Mbeki, mandaté par l'Union africaine pour tenter de trouver une solution à la crise ivoirienne annonce qu'il ne se rendra pas au sommet de l'UA sur la Côte d'Ivoire prévu dimanche à Abuja.
18h00 - Paris Jean-Pierre Raffarin indique que "l'apaisement relatif" en Côte d'Ivoire "nous laisse penser que le flux de retours" de ressortissants français "pourrait se réduire", dans un entretien à paraître dimanche 14 novembre dans Le Progrès de Lyon.
18h00 - Paris Le premier secrétaire du PS François Hollande estime que "toutes les précautions n'ont pas été prises" en Côte d'Ivoire, tout en soulignant que "l'heure n'est pas à la polémique" mais "à la recherche d'une solution durable", dans un entretien à paraître dimanche 14 novembre dans le JDD.
Entre 15h00 et 17h00
17h00 - Paris Deux nouveaux vols de rapatriés français de Côte d'Ivoire doivent arriver samedi soir au terminal 3 de l'aéroport de Roissy annoncent les autorités aéroportuaires.
16h05 - Rome Un premier groupe d'environ 120 Italiens rapatriés de Côte d'Ivoire par l'armée de l'air nationale arrive à l'aéroport de Rome-Fiumicino.
15h55 - Londres L'évacuation par la Royal Air Force de la majorité des Britanniques installés en Côte d'Ivoire est achevée.
Entre 13h00 et 15h00
14h55 - Paris Le ministère de l'Intérieur met en place un numéro de téléphone pour répondre aux questions des ressortissants français et de leurs familles sur la situation des rapatriés de Côte d'Ivoire et leurs droits. Il s'agit du 01.72.42.44.10.
Entre 11h00 et 13h00
13h00 - Cologne L'Allemagne a procédé à l'évacuation de 148 personnes fuyant les troubles en Côte d'Ivoire, dont 35 Allemands, indique une source gouvernementale.
12h20 - Bouaké Une semaine après la destruction par les militaires français des aéronefs de l'armée loyaliste ivoirienne, le "statu quo ante" prévaut sur la "ligne de confiance" qui sépare rebelles et loyalistes en Côte d'Ivoire, affirment des sources militaires onusiennes.
Entre 09h00 et 11h00
09h50 - Paris Le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier déclare que Paris ne savait pas "à quel niveau l'ordre a été donné" de bombarder la position de l'armée française en Côte d'Ivoire où neuf soldats ont été tués.
Avant 09h00
08h30 - Johannesburg Le président sud-africain Thabo Mbeki, mandaté par l'Union africaine (UA) pour tenter de trouver une solution à la crise ivoirienne, va rencontrer le président burkinabe Blaise Compaoré samedi soir à Pretoria, annonce le porte-parole du président Mbeki.
01h15 - Washington Les Etats-Unis devraient demander à Paris de renvoyer les soldats français dans leur casernes, et intervenir pour repousser le vote du conseil de sécurité des Nations unies sur l'imposition de sanctions à la Côte d'Ivoire, déclare l'envoyé spécial du président ivoirien à Washington.

VENDREDI 12 NOVEMBRE
Après 18h00
21h50 - Korhogo Le couvre-feu instauré depuis une semaine dans plusieurs localités du nord de la Côte d'Ivoire sous contrôle rebelle, dont Korhogo, Ouangolodougou et Ferkéssédougou, est levé pour trois jours, annonce l'état-major des Forces nouvelles (FN, rébellion).
20h10 - Paris L'attaque samedi dernier en Côte d'Ivoire contre des soldats français, qui a fait neuf morts et une trentaine de blessés, peut être le fait d'un commandement intermédiaire ou des pilotes des appareils ivoiriens, selon le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.
20h05 - Paris Le ministère des affaires étrangères dément toute évacuation des personnels de l'ambassade de France à Abidjan.
19h30 - Abidjan La Côte d'Ivoire va saisir la Cour internationale de Justice pour la répression par l'armée française à Abidjan des sanglantes manifestations antifrançaises qui ont fait une soixantaine de morts entre samedi et lundi derniers.
19h00 - Rome Un groupe de 120 ressortissants italiens évacués de Côte d'Ivoire est attendu samedi en fin de matinée à Rome où toutes les dispositions ont été prises pour les héberger, annonce le ministère des Affaires étrangères et la préfecture de Rome.
19h00 - Dakar Le fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) dénonce la présence d'enfants parmi les manifestants ayant participé aux troubles cette semaine en Côte d'Ivoire.
18h30 - Paris Le terminal 3 de l'aéroport de Roissy attend vendredi soir deux nouveaux vols de rapatriés français de Côte d'Ivoire.
Entre 17h00 et 18h00
17h55 - Bordeaux La préfecture de la Gironde indique que dix-sept rapatriés de Côte d'Ivoire sont attendus dans la nuit de vendredi à samedi au centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) de Pessac, dans la banlieue de Bordeaux, où elles seront hébergées provisoirement.
17h20 - Rabat Arrivée de 254 Marocains évacués de Côte d'Ivoire.
Entre 16h00 et 17h00
16h30 - Berne Le ministère suisse des Affaires étrangères indique que vingt-cinq parmi les quelque deux cents Suisses résidant en Côte d'Ivoire ont été rapatriés, et au moins trois familles helvétiques ont été victimes des pillards.
Entre 15h00 et 16h00
15h45 - Paris Le ministère de l'Intérieur débloque des crédits de 500.000 euros d'aide financière d'urgence pour les plus démunis des rapatriés arrivés, ou sur le point d'arriver, en France depuis la Côte-d'Ivoire.
15h - Johannesburg Le porte-parole du ministère sud-africain de la Défense, Vuyo Zambodla, rapporte que le ministre, Mosioua Lekota, a rencontré les dirigeants de l'opposition ivoirienne.
Entre 14h00 et 15h00
14h10 - Abidjan L'armée ivoirienne ouvre une enquête sur le raid qui a tué neuf soldats Français.
Entre 13h00 et 14h00
13h25 - Paris Il n'y a eu aucun décès de Français lors des violences récentes en Côte d'Ivoire, indique le porte-parole du quai d'Orsay, Hervé Ladsous.
Entre 12h00 et 13h00
12h30 - Bobigny Dix plaintes dont une pour viol ont été déposées entre mercredi soir et vendredi matin par des rapatriés français de Côte d'Ivoire, a-t-on appris auprès du tribunal de Bobigny, compétent sur l'aéroport de Roissy.
12h25 – Paris Le chef d'état major des Armées françaises, le général Henri Bentegeat, justifie le comportement de ses unité en Côte d'Ivoire, minimisant le nombre de morts qu'a pu faire leur intervention "pour protéger les ressortissants français et étrangers (...) face à une meute de pillards, de violeurs et de gens incontrôlés ou manipulés".
12h18 – Paris Un total de 3.000 expatriés a été hébergé à ce jour à la base française d'Abidjan, fuyant les manifestations et pillages anti-français, la grande majorité ayant ensuite rejoint la France, indique le colonel Gérard Dubois, de l'état-major des armées.
12h15 – Paris Jacques Chirac exprime sa "solidarité et celle de la nation" aux Français rapatriés de Côte d'Ivoire, en assurant que les pouvoirs publics mettaient "tout en oeuvre pour les accueillir".
12h - Abidjan La présidence ivoirienne indique que Laurent Gbagbo présidera samedi à Abidjan une cérémonie "d'hommage (aux) valeureux combattants de la paix" morts lors des violences anti-Français des dernier jours. Elle annonce un nouveau bilan de 62 morts ivoiriens.
Entre 11h00 et 12h00
11h55 - Paris Déclaration de Jacques Chirac: la France agit "inlassablement en Côte d'Ivoire pour assurer la sécurité des Français, mais également des étrangers, permettre à ceux qui le souhaitent de quitter ce pays et relancer l'indispensable processus de réconciliation nationale".
11h25 - Abidjan Les activités reprennent quasiment normalement à Abidjan où les jeunes patriotes ont mis fin aux manifestations antifrançaises en quittant les rues de la capitale économique ivoirienne.
Entre 10h00 et 11h00
10h30 - Paris Une source militaire française indique que plusieurs dizaines de femmes blanches ont été violées lors des pillages depuis samedi dernier et qu'aucun expatrié n'a été tué.
Entre 8h00 et 10h00
9h45 - Abidjan Des ressortissants français, fuyant les violences, continuent d'arriver dans le camp du 43ème Bataillon d'infanterie de marine (BIMa) pour se faire évacuer vers Paris.
9h45 - Londres Selon le ministère britannique des Affaires étrangères, l'évacuation des Britanniques présents en Côte d'Ivoire a débuté et devrait se poursuivre jusqu'à 14h00 locales (et GMT).
9h05 - Paris Le chef d'état-major des armées, le général Henri Bentégeat indique que "personnellement", il ne pense pas que ce soit le président ivoirien Laurent Gbagbo qui ait donné l'ordre de bombarder les troupes françaises en Côte d'Ivoire, car cela aurait été "insensé".
Entre 6h00 et 8h00
6h55 - Manille Le gouvernement philippin demande à la France de l'aider à évacuer ses 103 ressprtissants se trouvant actuellement en Côte d'Ivoire.
6h50 - Paris La présidente de l'Union des Français de l'étranger à Abidjan, Catherine Rechenmann, affirme que plusieurs femmes d'origine européenne ont été violées au cours des violences qui ont secoué cette semaine Abidjan.
Entre minuit et 6h00
3h50 - Londres Le ministère britannique des Affaires étrangères a donné des instructions pour que les ressortissants britanniques installés en Côte d'Ivoire se rassemblent vendredi en vue de leur évacuation "sous la protection des forces britanniques".
1h50 - Abuja Le Nigeria, qui préside actuellement l'Union africaine, annonce avoir invité Laurent Gbagbo à un sommet consacré aux tensions en Côte d'Ivoire, qui réunira dimanche plusieurs chefs d'Etat africains.

JEUDI 11 NOVEMBRE
Après 19h
20h45 - Abidjan Un Boeing 747 affrété par le gouvernement français a quitté Abidjan en fin de journée à destination de Paris avec à bord environ 500 ressortissants français et étrangers. Ce Boeing est le deuxième avion affrété par la France pour ses ressortissants désireux de quitter le pays à avoir décollé jeudi d'Abidjan et le cinquième depuis mercredi, début des opérations de rapatriements volontaires des Français de Côte d'Ivoire.
19h00 - Abidjan Le commandant de la Force française Licorne en Côte d'Ivoire, le général Henri Poncet, déclare que des femmes ont été violées pendant les exactions contre les Français de ces derniers jours.
Entre 17h et 19h
17h10 - Dakar Le Sirocco, un navire de transport de chalands et de débarquement (TCD) devrait appareiller à 17H00 (locales et GMT) de Dakar pour se positionner au large d'Abidjan, apprend-on de bonne source dans la capitale sénégalaise.
17h00 - La Haye Une centaine de ressortissants étrangers, dont une cinquantaine de Néerlandais, ont été évacués à leur demande de Côte d'Ivoire apprend-t-on.
Entre 16h00 et 17h00
16h35 - Paris L'organisation Reporters sans frontières (RSF) dénonce, après avoir procédé à plusieurs séances d'écoute et de visionnage, la "dérive propagandiste des médias d'Etat" à Abidjan, "devenus les porte-voix exclusifs du camp gouvernemental et des instruments d'organisation des manifestations de rue".
16h25 - Madrid Une centaine de civils américains vont être évacués par un vol militaire espagnol annonce le ministre des Affaires étrangères espagnol Miguel Angel Moratinos.
Entre 15h00 et 16h00
15h00 - Paris Début de deux rassemblements de quelques centaines d'Ivoiriens, l'un favorable à Laurent Gbagbo place Victor-Hugo, l'autre hostile au président ivoirien place du Trocadéro, soit à moins d'un kilomètre de distance.
Entre 13h00 et 15h00
13h50 - Paris L'archevêque de Paris, Mgr Lustiger, rend publique une lettre à l'archevêque d'Abidjan, Mgr Bernard Agré: "L'amitié entre la France et la Côte d'Ivoire est un bien si précieux que nous devons tout faire pour la préserver."
13h40 - Pretoria L'ancien Premier ministre ivoirien, Alassane Ouattara, affirme qu'il n'est pas question "de négocier un nouvel accord" entre les différentes parties en conflit en Côte d'Ivoire pour sortir ce pays de la crise.
13h15 - Abidjan Le ministre ivoirien de la Défense René Amani annonce que l'aéroport d'Abidjan "est ouvert" au trafic civil.
Entre 12h00 et 13h00
12h45 - Abidjan Le commandant de la Force Licorne, le général Henri Poncet et le ministre ivoirien de la Défense arrivent à l'aéroport.
12h30 - Madrid Un groupe de 24 Français évacués mercredi soir d'Abidjan vers Madrid doit regagner jeudi Paris et Bordeaux par des vols réguliers, indiquent une source diplomatique française.
12h20 - Berlin Le gouvernement allemand a affrété un avion militaire pour l'évacuation vers le Ghana de ses ressortissants qui veulent quitter la Côte d'Ivoire, annonce le ministère des Affaires étrangères.
12h15 - Bobigny (Seine-Saint-Denis) La cellule judiciaire mise en place par le parquet a enregistré quelques plaintes déposées par les premiers rapatriés de Côte d'Ivoire indique-t-on de source judiciaire.
12h00 - Paris L'Unsa d'Air France déclare que les rotations vers la Côte d'Ivoire destinées à rapatrier des Français ne peuvent être "organisées sans la consultation et l'approbation opérationnelle de toutes les instances représentant les hôtesses et les stewards de la compagnie".
Entre 11h00 et 12h00
11h55 - Abidjan La radio- télévision publique ivoirienne, étroitement contrôlée par le pouvoir, cesse ses appels à la mobilisation et contre la présence militaire française, un des principaux chefs de file des mouvement "patriotiques" appelant ses partisans à "quitter la rue".
11h40 - Paris Deux nouveaux avions ramenant des ressortissants français de Côte d'Ivoire sont attendus dans la soirée, indique-t-on au ministère des Affaires Etrangères.
11h25 - Bruxelles La compagnie aérienne belge SN Brussels Airlines indique qu'elle n'a pas encore pris de décision pour une éventuelle reprise de ses vols Bruxelles-Abidjan après le 15 novembre.
11h05 - Dakar Le CICR évacuera vendredi vers Dakar les familles de ses employés résidant en Côte d'Ivoire ainsi que les membres du CICR expatriés souhaitant quitter ce pays, indique-t-on auprès de cette organisation.
11h00 - La Haye Une centaine de ressortissants de pays de l'Union européenne, dont une cinquantaine de Néerlandais, ont été évacués à leur demande de Côte d'Ivoire jeudi à bord d'un avion militaire des Pays-Bas, indique-t-on de source officielle.
Entre 10h00 et 11h00
10h50 - Abidjan L'activité économique, totalement paralysée depuis samedi reprend timidement, selon les témoignages sur place.
10h45 - Johannesburg L'ex-Premier ministre ivoirien Alassane Ouattara, principal opposant au président Laurent Gbagbo, arrive à Johannesburg.
Entre 5h00 et 10h00
9h50 - Paris La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie déclare sur RTL que la situation est "calme" jeudi matin en Côte d'Ivoire mais qu'elle reste "fragile" en raison d'"appels à la haine" contre les Français de certains groupuscules ivoiriens.
Entre 1h00 et 5h00
4h10 - Korhogo L'état-major de l'ex-rébellion ivoirienne est en "état d'alerte maximum" dans le Nord du pays dans la crainte d'une attaque menée par des "éléments infiltrés armés", indique la direction locale des Forces Nouvelles (FN).
1h20 - New York Le vote du Conseil de sécurité des Nations unies sur une résolution française prévoyant l'imposition conditionnelle de sanctions à la Côte d'Ivoire est reporté à lundi à la requête du groupe africain de l'Onu.
Entre minuit et 1h00
00h40 - Paris Le ministre français délégué à la Coopération, Xavier Darcos, a prévenu mercredi Laurent Gbabgo, qu'exciter le sentiment anti-français pouvait être un jeu "dangereux", indique-t-il.
00h40 - Lomé Soixante et onze ressortissants français, surtout des femmes et des enfants, évacués d'Abidjan, arrivent à Lomé.
00h30 - Lisbonne Le Portugal a évacué onze de ses ressortissants de Côte d'Ivoire, annonce le ministère des Affaires étrangères qui dit suivre "avec inquiétude" l'évolution de la situation dans ce pays.

MERCREDI 10 NOVEMBRE
Entre 23h00 et minuit
23h20 - Ottawa Le Canada a évacué par avion 126 de ses ressortissants ou leurs proches de Côte d'Ivoire vers le Ghana, indique le ministère des Affaires étrangères.
23h00 - Abidjan Le porte-parole de l'armée ivoirienne le lieutenant-colonel Jules Yao Yao affirme que les manifestations antifrançaises à Abidjan, réprimées par les forces françaises, qualifiées de "forces d'occupation", ont fait 22 morts et 547 blessés.
Entre 22h00 et 23h00
22h45 - Paris L'ex- Premier ministre ivoirien Alassane Ouattara, principal opposant au président Laurent Gbagbo, a écrit au secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan pour lui demander d'intervenir pour faire rétablir l'eau et l'électricité dans le centre et le nord de la Côte d'Ivoire, indique-t-il.
22h40 - Madrid Un avion militaire espagnol a évacué de Côte d'Ivoire 120 personnes, parmi lesquels 45 ressortissants espagnols, indique le ministère des Affaires étrangères.
Entre 21h00 et 22h00
21h45 - Roissy Un premier avion d'Air France rapatriant des Français, dont des blessés selon le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Renaud Muselier, arrive indique-t-on de source aéroportuaire.
21h00 - Paris Un dispositif d'information et de soutien pour les parents et le personnel de l'Education nationale a été mis en place dans le cadre de l'accueil des Français rapatriés de Côte d'Ivoire, annoncé le ministère de l'Education nationale.
21h00 - Paris Jean-Pierre Raffarin déclare sur France 2, au sujet des neuf soldats français tués en Côte d'Ivoire, qu'"on ne tue pas les soldats Français sans que la riposte soit immédiate".
Entre 20h00 et 21h00
20h30 - Toulon Deux bâtiments de la marine nationale ont quitté Toulon mercredi à destination de la Côte d'Ivoire, avec un total de 400 hommes à bord et du matériel, annonce la Force d'action navale basée à Toulon.
20h30 Washington La Banque mondiale décide d'évacuer son personnel non essentiel de Côte d'Ivoire et le Fonds monétaire international réfléchit au rapatriement de son représentant à Abidjan.
20h30 - Paris Le président ivoirien Laurent Gbagbo assure à la télévision française que le calme va revenir en Côte d'Ivoire "demain ou après-demain".
20h00 - Washington Les Etats-Unis cherchent à obtenir des places pour leurs ressortissants sur les vols charters qui quittent la Côte d'Ivoire, indique le département d'Etat.
Entre 19h00 et 20h00
19h45 - Genève Le Comité international de la Croix-Rouge exprime son inquiétude à la suite de la privation d'électricité dont sont victimes un million et demi d'Ivoiriens et qui risque de menacer leur accès à l'eau potable.
19h25 - Lisbonne Le Portugal a évacué onze de ses ressortissants annonce le ministère des Affaires étrangères qui dit suivre "avec inquiétude" l'évolution de la situation dans ce pays.
19h15 - Bordeaux Quelque 140 soldats du 1er RIMa d'Angoulême ont quitté Toulon et sont pré-positionnés au large des côtes françaises en vue de rejoindre la Côte d'Ivoire, annonce le régiment dans un communiqué.
Entre 18h00 et 19h00
18h05 - Paris Jacques Chirac a rendu "l'hommage solennel de la Nation" aux neuf soldats français tués le 6 novembre à Bouaké en Côte d'Ivoire, au cours d'une cérémonie nationale d'hommage aux Invalides.
Entre 17h00 et 18h00
18h - Korhogo Plusieurs milliers de personnes ont marché mercredi à Korhogo (nord) pour réclamer "le départ immédiat" du président ivoirien, accusé par des organisations de la "société civile" d'être un obstacle au retour de la paix dans le pays.
17h55 - Beyrouth Le Liban a délégué en Côte d'Ivoire le directeur du département des émigrés, Haytham Jomaa, pour s'enquérir de la situation de la communauté libanaise, estimée à 50.000 personnes dans ce pays.
17h50 - Paris L'un des conseillers de la présidence ivoirienne affirment que le bilan des violences des derniers jours s'élève à 64 morts et 937 blessés.
17h50 - Londres Des soldats britanniques sont prêts à partir en Côte d'Ivoire si leur présence s'avère nécessaire pour rapatrier des citoyens britanniques, selon un porte-parole de Downing Street.
17h10 - Paris 843 ressortissants français sont attendus dans la soirée et dans la nuit à l'aéroport parisien de Roissy à bord de trois avions, selon un communiqué du secrétariat d'Etat aux Affaires étrangères
17h - Paris Gilles Lemaire, secrétaire national des Verts, met en cause "les gouvernements français successifs" qui ont "nourri la crise ivoirienne".
Entre 16h00 et 17h00
16h55 - Paris Les députés ont suspendu leurs travaux pour une heure à 16h en raison de la cérémonie organisée aux Invalides en hommage aux neufs soldats français tués samedi à Bouaké.
16h50 - Rabat "Les militaires marocains ont une excellente image en Côte d'Ivoire, ils savent comment se comporter avec les populations ivoiriennes", selon l'ambassadeur du Maroc à Abidjan.
16h45 - Dakar Des intellectuels sénégalais condamnent "l'agression de l'armée française contre le peuple ivoirien" et exigent le départ des troupes françaises de Côte d'Ivoire, dans une lettre adressée à l'ambassadeur de France au Sénégal.
16h35 - Paris Les groupes politiques au Sénat font corps avec le gouvernement pour défendre la politique de la France en Côte d'Ivoire, après avoir entendu une déclaration gouvernementale du ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier.
16h35 - Dakar Le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO), l'Ivoirien Charles Konan Banny, appelle à "une rencontre le plus tôt possible" des chefs d'Etat de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour discuter de la situation en Côte d'Ivoire.".
16h30 - Bouaké L'Organisation Médecins sans frontières redoute une épidémie "massive" de choléra à Bouaké où un premier cas de gastro-entérite cholérique a été enregistré mercredi au centre hospitalier de la ville.
16h00 - Johannesburg Le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères Aziz Pahad annonce que l'ex-Premier ministre ivoirien Alassane Ouattara, principal opposant au président Gbagbo, arrivera à Pretoria jeudi pour rencontrer le président Thabo Mbeki.
16h00 - Genève Le Haut commissariat de l'Onu pour les réfugiés (HCR) dit redouter un "exode massif" d'Ivoiriens vers les pays voisins, en précisant qu'entre 3.000 et 5.000 Ivoiriens ont fui le pays ces derniers jours à destination du Libéria et du Ghana.
Entre 15h00 et 16h00
15h45 - Paris Le Parti socialiste se divise sur la crise ivoirienne. Alors que François Hollande et la direction du parti ont apporté leur soutien au gouvernement, Henri Emmanuelli juge "prématurée" la condamnation par ses amis du président ivoirien Laurent Gbagbo.
15h30 - Abidjan Un premier avion d'Air France part avec à son bord 270 Français d'Abidjan, évacués sur Paris.
15h05 - Berlin Un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères annonce que l'Allemagne va donner la possibilité à ses ressortissants de quitter la Côte d'Ivoire.
Entre 14h00 et 15h00
14h15 - Abidjan La mobilisation anti-française se poursuit à Abidjan, où des milliers de manifestants convergent vers les quartiers de Cocody et du Plateau.
Entre 13h00 et 14h00
13h45 - Paris François Hollande, premier secrétaire du PS, déclare que Laurent Gbagbo doit "faire en sorte" que les accords de paix de Marcoussis soient appliqués et assurer la "sécurité des Ivoiriens et des ressortissants français".
13h45 - Paris Le Secours catholique-Caritas France annonce qu'il participe "dès aujourd'hui à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle" à l'accueil des rapatriés français et étrangers de Côte d'Ivoire.
13h40 - Rome Le ministère des Affaires étrangères annonce que l'Italie doit envoyer un avion militaire et un appareil civil pour procéder à l'évacuation de ses ressortissants de Côte d'Ivoire.
13h30 - Paris La Fondation Jean Jaurès, présidée par l'ex-Premier ministre socialiste Pierre Mauroy, "condamne les actes de l'armée ivoirienne qui engagent la responsabilité du chef de l'Etat ivoirien", Laurent Gbagbo.
13h20 - Paris Le ministère français des Affaires étrangères annonce que quatre avions doivent décoller d'Abidjan pour ramener des ressortissants Français de Côte d'Ivoire.
13h10 - Le Cap Nkosazana Dlamini-Zuma, la ministre africaine des Affaires étrangères déclare que les troupes africaines en Côte d'Ivoire "devraient être renforcées pour graduellement réduire l'influence des troupes françaises là-bas".
13h10 - Paris Jean-François Copé, le porte-parole du gouvernement annonce que le gouvernement adopte un décret "portant ouverture du droit de réquisition des compagnies aériennes françaises" pour permettre le rapatriement des Français désireux de quitter la Côte d'Ivoire.
13h05 - Paris Jacques Chirac appelle les autorités ivoiriennes à "assumer leurs responsabilités en matière d'ordre public", indique le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé à l'issue du Conseil des ministres.
13h00 - Abidjan L'armée française annonce que les Français qui le souhaitent peuvent à présent quitter la Côte d'Ivoire: un premier avion devait décoller d'Abidjan fin de matinée, avec à son bord quelque 270 personnes.
Entre 12h00 et 13h00
12h40 - Paris Le gouvernement adopte un décret "portant ouverture du droit de réquisition des compagnies aériennes françaises" pour le retour des ressortissants français désireux de quitter la Côte d'Ivoire.
12h35 - Paris Selon le porte-parole du gouvernement, Jean- François Copé, Jacques Chirac appelle les autorités ivoiriennes à "assumer leurs responsabilités en matière d'ordre public".
12h30 - Paris Michèle Alliot-Marie dément que les soldats français aient tiré mardi sur les manifestants, affirmant que les tués avaient été victimes d'échanges de tirs entre les jeunes patriotes et les militaires ivoiriens.
12h25 - Paris Selon Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense, "Ce matin, la situation est calme sur l'ensemble de la Côte d'Ivoire et Abdijan".
Entre 11h00 et 12h00
11h20 - Paris Aucun ordre d'évacuation n'a été donné par la France à ses ressortissants en Côte d'Ivoire, indique une porte-parole du Quai d'Orsay, démentant les informations provenant de sources diplomatiques à Abidjan.
11h15 - Bruxelles Quarante-neuf ressortissants belges seront rapatriés de Côte d'Ivoire par un avion français à destination de Paris, annoncent les ministères belges de la Défense et des Affaires étrangères.
Entre 10h00 et 11h00
10h35 - Moscou
Un responsable de l'ambassade russe à Abidjan, cité par l'agence Ria-Novosti déclare que la Russie estime qu'il n'est pas nécessaire d'évacuer ses ressortissants se trouvant en Côte d'Ivoire.
10h30 - Abidjan
Le colonel Henry Aussavy porte-parole des forces françaises en Côte d'Ivoire, annonce que l'évacuation des premiers Français aura lieu mercredi en fin de matinée par avion à destination de Paris.
10h10 - Abidjan
La France annonce qu'elle va évacuer près de 8.000 de ses ressortissants de Côte d'Ivoire.
Entre 8h00 et 10h00
09h50 - Abidjan
L'ONU annonce qu'elle va commencer l'évacuation de son personnel et de plus d'un millier d'autres personnes réfugiées dans son siège en Côte d'Ivoire.
09h45 - Paris
Henri Emmanuelli, député des Landes, déclare ne pas comprendre pour quelle raison le gouvernement ivoirien aurait pu attaquer délibérément les soldats de l'opération Licorne, et la réaction de Paris, qui a suivi la mort de neuf d'entre eux, samedi à Bouaké.
09h30 - Paris
L'un des conseillers de Laurent Gbagbo affirme sur Europe 1 que 50 personnes ont été tuées et plus de 600 blessées par les soldats français.
09h20 - Abidjan
Des responsables français annoncent qu'ils commenceront l'évacuation de Côte d'Ivoire de milliers de ressortissants français et d'autres ressortissants étrangers.
08h55 - Paris
Henri Emmanuelli, député socialiste des Landes, indique avoir eu des contacts avec le président ivoirien Laurent Gbagbo et avoir ressenti "une profonde incompréhension" de sa part devant l'attitude de la France.
Avant 8h00
07h30 - Johannesburg
Le président sud-africain Thabo Mbeki invite les responsables des parties en conflit en Côte d'Ivoire à se rencontrer "à la fin de la semaine" en Afrique du Sud.
01h30 - Montréal
Le Canada prépare l'évacuation de ses ressortissants de Côte d'Ivoire en raison de la dégradation de la situation dans ce pays.
01h30 - New York
La France rédige une nouvelle mouture de son projet de résolution prévoyant des sanctions qui ne seraient plus immédiates à l'égard de la Côte d'Ivoire, annonce à la presse l'ambassadeur de France, Jean-Marc de La Sablière.
01h10 - Lomé
Une quinzaine de militaires français, blessés lors d'un bombardements d'avions du président Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, arrivent à Lomé en provenance d'Abidjan avant de partir pour Paris mercredi.
01h00 - Paris Le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier invoque la "légitime défense" pour justifier la destruction au sol des moyens aériens ivoiriens, lors de son audition mardi soir par la commission des affaires étrangères du Sénat.

Merci au Monde, nouvel observateur, Sud-ouest, le Point