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LES
BANANES
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LE
BANANIER : LA PLUS GRANDE "HERBE" DU MONDE Le bananier n'est pas un arbre, mais une herbe géante qui peut atteindre jusqu'à 15 mètres de hauteur. C'est,
en fait, la plus grande herbe du monde. En s'enroulant
les unes autour des autres, Ies feuilles donnent naissance au "pseudo
tronc" qui ressemble au tronc des arbres mais ne contient pas de
bois. Comme la frondaison d'un arbre, les limbes des feuilles s'étalent,alors
au-dessus du pseudo tronc. Le bananier pousse dans les régions
chaudes et humides. Il est essentiellement constitué d'eau (80
%). Près de 1000 variétés de bananiers poussent
dans le monde ! Le
bananier serait-il immortel ? |
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Les incroyables propriétés diététiques de la banane. La banane
est un fruit très énergique (90 calories/100 gr).
Banane
dessert ou plantains ? |
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L'actualité qui construit l'avenir :
Un Japonais a mis au point un procédé de fabrication de papier à partir des déchets de production bananière. Éxpérimenté dans deux usines pilotes à Haïti, il permet d'obtenir 1200 feuilles au format A4 à partir d'une tonne de pulpe. La technique pourrait être étendue aux 129 états producteurs, contribuant aunsi à combattre le chômage et à épargner les forêts tropicales. Tandis que la demande de papier augmente, ce procédé permettrait de produire la moitié des 170 millions de tonne de pâte à papier consommé chaque année !
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Le
plus grand bananier du monde est un bananier sauvage ! Le plus grand bananier du monde s'appelle « Musa Ingens ». Son pseudo tronc peut atteindre 15 mètres de hauteur et 2,5 mètres de circonférence et son régime de bananes peut peser jusqu'à 60 kg ! Hélas, ses fruits remplis de graines noires et dures ne sont pas comestibles. « Musa Ingens » pousse en altitude (de 1000 à 2100 mètres), dans les forêts de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. |
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L'HISTOIRE
D'UN FRUIT VOYAGEUR
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Le bananier
est un grand voyageur : suivre la route de la banane à travers
les siècles, c'est un peu suivre celle des hommes. Le bananier
est originaire de l'Asie du Sud Est (Chine). Aux Philippines, en Papouasie-Nouvelle-Guinée,
en Indonésie, on le trouve encore à l'état sauvage.
Il a ensuite migré vers la péninsule Indienne, l'Afrique
de l'Est et les îles du Pacifique. Au cours
de cet incroyable voyage, il s'est métamorphosé : il a
progressivement perdu ses graines et s'est rempli de pulpe. Le bananier
en se propageant s'est diversifié. La demande en bananes s'accroît
dès la fin du XIXe siècle. En 1915, l'Europe importait plus de 100000 tonnes de fruits en provenance de la Jamaïque. À l'époque, on cultivait surtout une variété de bananes desserts, appelée « Gros Michel ». Mais, en 1940, une grave maladie, dite "de Panama", décima les plantations, entraînant sa disparition progressive. À partir de 1960, la « Gros Michel » fut systématiquement remplacée par des bananes résistantes à la maladie, appartenant au sous groupe Cavendish. Aujourd'hui, la quasi-totalité des bananes dessert d'exportation est encore de type Cavendish. Pourtant, d'autres bananes existent, elles ont le parfum des Caraïbes, de la Guadeloupe ou de la Martinique. Tigrées, elles arrivent tout droit des Canaries. Grandes et longues, elles proviennent d'Afrique ou des lointaines Amériques. Les premières grandes plantations bananières en Amérique latine, au tournant du siècle « Le mercredi débarqua un groupe d'ingénieurs, d'agronomes, d'hydrologues, de topographes et d'arpenteurs qui passèrent plusieurs semaines à explorer les mêmes lieux que parcourait Mr. Herbert à chasser les papillons. Plus tard, arriva Mr. ]ack Brown, dans un wagon supplémentaire accroché en queue du train jaune et tout plaqué d'argent, avec des fauteuils couverts de velours épiscopal et une verrère bleutée en guise de toit. Dans ce wagon spécial arrivèrent également, voletant autour de Mr. Brown, ces avocats pleins d'emphase, tout de noir vêtus, qui suivaient autrefois le colonel Aureliano Buendia dans ses moindres déplacements, ce qui donna à penser aux gens que ces agronomes, hydrologues, topographes et arpenteurs, ainsi que Mr. Herbert avec ses ballons captifs et ses papillons multicolores, et Mr. Brown avec son mausolée roulant et ses féroces bergers allemands, avaient tous quelque chose à voir avec la guerre. Néanmoins, on n'eut pas le temps de s'attarder beaucoup sur cette pensée car à peine les habitants de Macondo eurent-ils commencé à se demander, méfiants, ce que diable il était en train de leur advenir, que leur village s'était déjà transformé en un campement de bicoques en bois recouvertes de zinc, peuplé d'étrangers qui arrivaient en foule par le train, non seulement sur les sièges et les plates-formes mais jusque sur le toit des wagons. » |
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Plus
de 120 pays produisent des bananes La production mondiale est estimée à 85 millions de tonnes, dont 30 millions de tonnes de plantains. Sur ce volume, 98 % des bananes et la totalité des plantains proviennent des pays en développement. Les nations les plus pauvres fournissent 42 % de la production totale de bananes. La production de bananes à cuire (plantains et autres bananes) est estimée à 20 millions de tonnes pour le continent africain, qui produit environ 50 % de la banane plantain au niveau mondial (l'Amérique du Sud 25 %, I'Asie 15 % et l'Amérique centrale 10 %). Panama Équateur
Colombie
Jamaïque
Mexique
Canaries Afrique
de l'Ouest Afrique
centrale Inde
Chine
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L'arbre
du paradis, symbole de la fragilité Son concurrent direct était, alors, le palmier dattier. Les fruits de ces deux espèces furent, en effet, considérés comme également succulents, mais les feuilles du bananier, plus pratiques pour masquer les instruments du péché, firent la différence (de justesse !). Parce-qu'il disparaît après avoir porté ses fruits Bouddha fit du bananier le symbole de la fragilité, de linstabilité des choses. « Les constructions mentales sont pareilles à un bananier », peut-on lire dans un des textes fondateurs du Bouddhisme. La peinture chinoise reprendra souvent le thème du sage méditant sur l'impermanence des choses au pied d'un bananier. |
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UNE
NOURRITURE DE BASE
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Aujourd'hui,
700 millions de personnes souffrent de malnutrition. Nourrir la planète
reste un des défis des années 2000. Les pays
en voie de développement sont, bien évidemment, les plus
menacés par Or le bananier et le bananier plantain contribuent à la sécurité alimentaire des populations des pays défavorisés. Ils constituent une ressource alimentaire importante pour plus de 400 millions d'habitants des pays tropicaux. Ces fruits
sont vitaux pour les millions de paysans qui les produisent, les consomment
ou les vendent sur les marchés locaux. Et leur exportation représente
pour nombre de pays en voie de développement une source précieuse
de revenus.L'une des plus importantes cultures vivrières du monde. Après le riz, le blé et le maïs, la banane est l'une des plus importantes cultures vivrières du monde ; 90 % de la production est consommée sur place, notamment dans les pays les plus pauvres d'Afrique, d'Amérique latine et d'Asie. Dans certaines régions, la banane est même la principale denrée cultivée et la purée de banane y est souvent le premier aliment solide donné aux nourrissons. Cependant, la consommation par habitant varie selon les pays : de 2 kg par habitant et par an en Chine à 50 kg par habitant et par an en Océanie, et même 250 kg par habitant et par an en Afrique de l'Est (Ouganda, Burundi, Rwanda), notamment sous forme de plat cuit ou de bière. |
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LA
FILIÈRE INDISTRIELLE DE LA BANANE DESSERT
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En 1995, plus de 13 millions de tonnes de bananes dessert ont été exportées. Les États-Unis, I'Union européenne et le Japon sont les principaux importateurs.
Les
bananes poussent aussi en Europe La
production bananière dans les régions françaises
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La
banane respire
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UNE CULTURE SOUS-SURVEILLANCE |
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Le bananier est une plante rustique qu1 peut pousser facilement dans un coin de jardin, mais la qualité des fruits dépend des soins qui lui auront été apportés depuis sa plantation. À
l'origine, en Asie, étaient deux espèces à graines,
« Musa acuminata » et « Musa balbisiarna ». De la
plantation à la récolte Le bananier
est menacé |
La
naissance d'un régime de bananes dessert Le bananier
pousse en émettant des feuilles. Le bananier
a atteint sa taille adulte, une tige émerge de son sommet.
C'est l'induction florale (ou floraison, ou jetée). L'inflorescence
se recourbe vers le sol, le bourgeon mâle (ou « popotte
») pend à la verticale. L'inflorescence
est composée de spathes violacées. Les spathes
se soulèvent les unes après les autres, se replient,
tombent et laissent apparaître les fleurs. Les fleurs
femelles apparaissent les premières, suivies de fleurs hermaphrodites,
puis seulement mâles. Leurs
longs ovaires se transforment en fruits (ou « doigts »)
qui se redressent vers le ciel en quête de lumière. Le régime de bananes a trouvé sa forme définitive. Il est composé de plusieurs groupes de fruits appelés « mains » ou « pattes ». |
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Le bananier
a besoin de soins vigilants. Le bananier
vit généralement dans les régions tropicales humides
et pousse dans les milieux ouverts, à la lisière des forêts
et dans les clairières. Il est cultivé sur des sols sains,
aérés, riches en azote et en potasse. Il est
sensible aux basses températures et au vent et réclame
des soins vigilants. Le tuteurage ou le haubanage sont indispensables
pour éviter qu'il soit déraciné ou se casse. Il
est également nécessaire de contrôler l'enherbement.
Il a, en
outre, un grand besoin d'eau. Dans les plantations industrielles, les
systèmes d'irrigation peuvent être très divers :
aspersion, goutte-à-goutte, ruissellement, infiltration, submersion.
Pour maintenir le caractère intensif de la culture du bananier,
on supprime régulièrement les rejets qui apparaissent
en surnombre sur la souche. C'est l'illetonnage. Mais le régime de bananes doit, lui aussi, être « soigné ». Les dernières fleurs présentes à l'extrémité du régime (inflorescence mâle) ne donneront pas de bananes et affaibliront la plante. Il faut donc les couper. Le reste des pièces florales, qui subsistent généralement à l'extrémité du fruit lorsqu'il a grossi, doit être enlevé : c'est l'"épistillage". Certaines feuilles sont également enlevées lorsqu'elles risquent de provoquer des frottements donc des blessures sur les fruits. Enfin, le régime est enveloppé dans des gaines de polyéthylène (ensachage) qui le protègent contre les piqûres d'insectes et maintiennent une température plus optimale pour le développement des fruits.
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DÉFENDRE
ET PROTÉGER LES CULTURES
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La science
est l'alliée du bananier Elle intervient
à tous les niveaux de la filière et apporte son concours
pour : Améliorer
les techniques de culture en sélectionnant un matériel
végétal de plantation performant, ou encore en mettant
au point des itinéraires techniques adaptés qui tiennent
compte à la fois des systèmes de culture et de la conduite
de la plante. Améliorer
les variétés. Ses chercheurs s'y emploient en travaillant
sur l'amélioration génétique et les biotechnologies.
Ils s'appuient pour cela sur la richesse de la biodiversité,
source intéressante de caractères agronomiques et de résistance
aux maladies. Élaborer des stratégies de lutte raisonnée contre les parasites et les ravageurs. Celles-ci reposent en priorité sur la mise au point de méthodes d'avertissement biologique et climatique qui mettent en jeu des techniques plus respectueuses de l'environnement. Améliorer la qualité par les soins apportés aux fruits, au cours de la conduite de la plante au champ, en station de conditionnement et tout au long de la filière. Protéger
l'environnement Préserver
la biodiversité des bananiers |
VITROPIC Crâce à une sélection clonale et sanitaire rigoureuse, les plants produits par ces techniques sont parfaitement sains, vigoureux et homogènes. Mis en
place sur des sols sains ou assainis (jachère ou rotations culturales),
ils permettent le réduire considérablement les traitements
chimiques nématicides ce qui abaisse les coûts de production
tout en préservant l'environnement et en maintenant une productivité
élevée pendant plusieurs années V1TROPIC propose également une collection de divers cultivars d'ananas et prépare de nouvelles pistes de développement dans le domaine des fleurs tropicales, de la canne à sucre et de nouveaux hybrides de café arabica. VITROPIC offre en outre aux professionnels une gamme étendue services : clonage à façon de nouvelles variétés, conseils techniques en pépinières, expertise, transfert technologies. Résolument tourné vers l'avenir, VITROPIC investit dans la recherche et innove dans le but d'améliorer et de garantir la qualité du matériel végétal.
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La banane
du futur sera-t-elle jaune, rose, sucrée, acidulée, longue,
courte
? La banane
du futur se conjuguera au pluriel. |
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LA
BANANE, LÉGUME OU DESSERT ?
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Le bananier
est un arbre ressource.
Alors que les consommateurs occidentaux l'apprécient le plus souvent comme un agréable dessert, dans de très nombreux pays, la banane est consommée comme un légume. Il s'agit alors des bananes à cuire dont font partie les plantains. Ces bananes
à cuire, communément appréciées dans les
régions tropicales, peuvent être : frites, grillées,
bouillies, étuvées mûres ou encore vertes. Elles peuvent
être : cuites avec ou sans leur peau, enveloppées dans
des feuilles de bananier, cuisinées entières ou râpées
et mélangées avec un peu de lait de coco. La conservation des bananes se fait généralement par séchage. Les bananes vertes, séchées et transformées en farine, sont également utilisées en boulangerie. Les bananes
mûres peuvent servir à la fabrication de confiseries. Aux Philippines,
on produit du ketchup de banane, et en Afrique de la bière par
fermentation du fruit. Rien
ne se perd dans le bananier ! Mais la
banane n'est pas la seule partie consommée du bananier. Le cur
de la tige est très prisé en Inde et en Éthiopie.
En Extrême-Orient, les bourgeons sont consommés en salade. Le bananier est un arbre ressource. Rien ne se perd, tout s'utilise chez lui. Le pseudo tronc est utilisé pour construire des barrages ou nourrir le bétail. Les fibres servent à fabriquer des liens, des vêtements, des chapeaux, des filets de pêche, des matériaux composites (garnitures de voitures, cloisons) et même des billets de banque. Dans certaines îles, les graines des espèces sauvages servent à confectionner des colliers. Le bananier est une plante d'ornement très prisée. Ses feuilles se révèlent aussi très utiles, matériau de couverture, parapluies, assiettes biologiques, au point que, dans certains pays d'Asie, I'exploitation du bananier est parfois exclusivement destinée à la production de feuilles. Les fleurs de certains bananiers sont si belles qu'elles sont utilisées pour des compositions florales très appréciées. |
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QUELQUES PLATS À BASE DE BANANES |
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BEBEK BETUTU (canard rôti dans une feuille de bananier) Ce
plat doit la richesse de sa saveur aux arômes des multiples racines,
herbes et épices qui en font ressortir le goût. Les Balinais
ont beaucoup de respect pour le canard, qui, avec la tortue, est le
seul animal capable de survivre sur la terre et dans l'eau. Ingrédients
:
GODOH
(bananes frites) ALOKO en Afrique Ingrédients
: |
CROQUETTES
DE BANANES PLANTAIN ET DE POMME Ingrédients
(4 pers.) :
BÉBÉLÉ
Ingrédients
(6 pers.) :
CHIQUITAS
AU RHUM Ingrédients
(4 Ders.) : |
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