ABIDJAN "Perle des lagunes", témoigne de ce double défi : Capitale économique, elle lance vers le ciel ses buildings futuristes de verre et d'acier, véritable Manhattan tropical ; mais aussi Treichville avec ses milliers de boutiques, sa musique qui rythme la vie dès que la nuit est venue, « Treich » l'Africaine où se côtoient les ethnies du monde entier, où l'on trouve tout. Maquis réputés où l'on déguste gambas ou poulet bicyclette cuit sur la braise, marchés éclatants et sonores, bruit sourd des danseurs Dansent sur les pavés...

ABIDJAN
Tous les matins, je me réveillais dans ta chaleur pesante,
Un peu anesthésiante, comme dans une ambiance ouatée.
Toi, la Perle de tes lagunes !
Tu as toujours été pour moi,
Une petite Venise !!
Lorsque je t’ai quittée,
J’ai fait une ultime ballade en bateau,
Et j’étais face au Parc à bois et au Plateau.
Je me suis dit qu’il fallait que je garde mon image à moi.
J’ai ouvert tout grand mes yeux
Et je t’ai photographiée dans ma tête.
Une photo sans « négatif » !
Une photo qui me rassure
Quand j’ai des doutes,
Quand je me sens tellement en « décalé »
Par rapport aux « Frenchies » !!
A ce moment là, je me dis :
« eh !! ton clocher à toi, il est bien loin d’ici ! »
C’est cela ta différence ! »
« Cultive la, ne te laisse pas fondre pas dans la masse
Dans des attitudes qui ne te ressemblent pas ! »
« Tu viens d’ailleurs ! »

Une Abidjanaise

C'est, dit-on, un curieux quiproquo qui valut à la capitale d'être ainsi baptisée.
D'après la légende Ebrié, un explorateur européen rencontra sur son chemin une vieille femme qui revenait des champs, les bras chargés de branchages feuillus destinés à la réfection du toit de sa case.
Ne comprenant pas le langage de cet homme blanc qui, de plus, lui inspirait crainte et timidité, la brave femme s'enfuit en criant : « N'tchan M'BidJan», ce qui veut dire : «je viens de couper des feuilles », Et l'Européen qui avait simplement demandé le nom du village le plus proche, nota consciencieusement sur son calepin : "Abidjan". Maintenant, vous savez.

AKWABA dans mon domaine !!!!!

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Fulgurant, phénoménal, fantastique, aucun qualificatif n'est trop fort pour parler du développement d'Abidjan. Comment, en effet, pourrait-on croire que cette cité de plus d’ 1.200.000 habitants, solidement bâtie et structurée, n'existait pas au début du siècle et qu'à la veille de la 2e guerre mondiale, elle n'était encore qu'une petite ville coloniale de 22.000 habitants.

L'histoire d'Abidjan est en effet très courte, marquée par deux événements capitaux : le tracé de la voie ferrée et le percement du canal de Vridi.

LE CHEMIN LE PLUS COURTDE BAMAKO A LA COTE ABOUTISSAIT AU PLATEAU
Tandis que Grand-Bassam, devenue cité maudite à cause d'une épidémie de fièvre jaune, cédait, en 1899, à Bingerville, le titre de capitale administrative, Abidjan n'était encore qu'une zone de forêt, peuplée ça et là par quelques petits villages Ebriés : Adjamé, Locodjro, Cocody, etc...

C'est en 1900 qu'un choix déterminant du Gouverneur Houdaille est venu destiner le site d' Abidjan au devenir que nous lui connaissons : en effet, les rares connaissances de terrains avaient révélé que le chemin le plus court de Bamako à l'Atlantique passait, non par Dakar comme on l'imaginait, mais par la Côte d'Ivoire.

La RAN et le chemin de fer en Côte d'ivoire

Comme en Amérique, le chemin de ferait figure de proue dans le développement de la Côte d'Ivoire ; la route du rail est synonyme d'essor et les villages desservis par le train (Agboville, Dimbokro, Bouaké, etc..), en jouant le rôle d'entrepots, prenfient une certaine importance Grand-Bassam, équipée d'un wharf, reste encore le lieu d'embarquement et de débarquement des marchandises et par voie de conséquence un centre commercial important.

Abidjan, de son côté, se développe petit à petit : en 1912, elle ne comporte encore que 1400 habitants concentrés sur Treichville et le Plateau ; d'emblée, la rue du commerce se voit élue centre de négoce, vocation qui ne lui sera jamais départie.

Un premier plan d'urbanisme est établi en 1926, venant confirmer Abidjan dans son essor : outre les quartiers de Treichville et du Plateau, il projette un quartier résidentiel à Cocody et une zone industrielle attenante sur laquelle s'installe la première savonnerie Blohorn.

En 1931, saturé, le wharf de Grand-Bassam


est doublé de celui de Port-Bouet, relié directement au chemin de fer: c'est le déclin de Grand-Bassam et le véritable démarrage d'Abidjan qui devient en 1934 le chef-Iieu de la colonie. A la veille de la 2eme guerre mondiale, Abidjan compte 22,000 habitants, ce qui paraît déjà comme une croissance spectaculaire.

1950 OU L'EXPLOSION D'ABIDJAN
Si le chemin de fer a permis la naissance d'Abidjan, c'est à son port que la ville doit sa prospérité.
En 1950 est percé le canal de Vridi, offrant aux navires l'énorme plan d'eau abrité de la lagune, si propice aux manutentions des marchandises : le port est né. Il engendre le développement économique et industriel de la cité qui, dès lors, verra sa population doubler tous les 7 ans.
La grande valse d'Abidjan a commencé : bois et cultures industrielles sont exportés chaque année en plus grande quantité, les biens d'équipement affluent en masse, les plans d'urbanisme se succèdent mais la croissance d'Abidjan est toujours sous estimée.
Pendant les années 50, l'île de Petit-Bassam connaît un développement intense : les industries s'installent nombreuses en zone 3 et à Vridi, tandis que Marcory, Treichville et la zone 4 se destinent à l 'habitat populaire ou résidentiel.
Venant des pays limitrophes, la main-d'oeuvre étrangère afflue, attirée par les nombreuses offres d 'emplois : de réputation, Abidjan est le pays de cocagne, tant et si bien qu'entre 1950 et 1960 sa population triple son effectif.

UN URBANISME DE QUALITÉ
Connaître une croissance dite « exponentielle » est généralement une source d'ennuis majeurs : les plans d'urbanisme d’Abidjan dont les prévisions démographiques constituent l'une des conclusions les plus saillantes : Abidjan comprendrait 1.100.000 habitants en 1980 et presque 3.000.000 en l'an 2.000. Cela parut incroyable, pourtant c'était encore sous estimer sa croissance.
Aujourd'hui la cité compte 1.200.000 habitants. Sa croissance est l'une des plus fortes du monde, à raison de 11,5% l'an. Dès 1985, elle s'élèvera à 2 millions d'individus et aura atteint les 3,4 millions en 1990. Cette croissance est essentiellement due à un phénomène d'immigration conduisant à cette réalité : 50% de la population abidjanaise est constituée d'étrangers.

HISTOIRE DU DEVELOPPEMENT D'ABIDJAN

Plaque tournante d'Afrique de l'ouest, la ville d'Abidjan exerce un pouvoir d'attraction certain sur les habitants de la Côte d'Ivoire. Attrait économique certes, mais aussi attrait touristique...

 

D'où vient le nom d'Abidjan ?

C'est, dit-on, un curieux quiproquo qui valut à la capitale d'être ainsi baptisée.
D'après la légende Ebrié, un explorateur européen rencontra sur son chemin une vieille femme qui revenait des champs, les bras chargés de branchages feuillus destinés à la réfection du toit de sa case.
Ne comprenant pas le langage de cet homme blanc qui, de plus, lui inspirait crainte et timidité, la brave femme s'enfuit en criant : « n'tchan M'BidJan», ce qui veut dire: «je viens de couper des feuilles », Et l'Européen qui avait simplement demandé le nom du village le plus proche, nota consciencieusement sur son calepin : «Abidjan»

1934, devenait le chef-lieu de la colonie et, le 4 décembre 1958, prenait le titre de capitale de la République de Côte d'Ivoire après Grand-Bassam et Bingerville et avant Yamoussoukro.

Dix communes composent la ville d'Abidjan : Le Plateau, Abobo, Adjamé, Attécoubé, Cocody, Koumassi, Marcory, Port-Bouët, Treichville, Yopougon.

Plateau


Surnommé par certains le "Manhattan des tropiques", Le Plateau avec ses nombreux immeubles surplombe la lagune Ebrié. Depuis la création du quartier ferroviaire, pour accueillir le terminus de la ligne de chemin de fer Abidjan-Niger, le Plateau n'a pas cessé de se développer pour devenir le centre administratif, commercial et financier de la Côte d'Ivoire.


Abobo
La commune d'Abobo joue depuis longtemps le rôle de refuge pour les migrants ayant peu de moyens financiers. A l'origine, ce quartier fut l'une des premières stations de trains; il s'est développé spontanément autour de la gare.


Adjamé.
C'est à Adjamé que se situe la plus vieille souche Abidjanaise. Tandis que les colons s'installaient au Plateau, les premiers migrants, venus travailler sur le chantier de la voie ferrée, construisirent leurs cases à proximité du village d'Adjamé. Ce quartier est aujourd'hui un centre de négoce intense où les commerçants dioulas, libanais, mauritaniens etc… se sont rapidement installés.


Attécoubé.
Situé sur une butte dominant la bai du Banco, Attécoubé est longtemps demeuré un simple village peu touché par l'urbanisation qui se développait dans les localités voisines. Au début de l'ère coloniale, Attécoubé a été le premier témoin du négoce d'exportation de bois.
Les grumes d'acajou, niangons, sipos, sambas, framirés et autre billes de bois transitaient par la lagune jusqu'aux navires chargés de les emporter en Europe. Ces grumes de bois font encore partie du paysage d'Attécoubé. Par ailleurs, la commune englobe la totalité des 3000 hectares constituant le parc national du Banco.

Cocody.
La renommée de cette localité résidentielle s'est construite autour de son quartier des ambassades, où de spacieux jardins surplombant la lagune enjolivent de fort belles demeures à l'architecture luxueuse. Cocody a l'énorme avantage d'être un faubourg autonome : la plupart des écoles primaires et secondaires y sont regroupées qui, s'ajoutant à l'université, à l'Ecole Nationale d'Administration, à l'Institut des Arts, etc… en font un véritable centre culturel. La radiotélévision ivoirienne (RTI) y est également installée. Avec ses hôpitaux, ses marchés réaménagés et ses divers centres commerciaux ( dont l'Espace Latrille, abritant la plus grande galerie commerciale de la sous région), Cocody ne manque de rien.Ses extensions (Riviéra, Deux-Plateaux, Angré…) sont toutes aussi agréables à vivre.

Koumassi.
Le village traditionnel d'Ancien Koumassi étant rattaché à la commune de Marcory, Nouveau Koumassi est bel et bien une autre ville, sortie des marécages depuis quelques années seulement. Elle bénéficie d'une zone industrielle qui lui garantit un certain équilibre entre les emplois et les logements.


Marcory.
Avec ses terrains marécageux et couverts de broussailles, Marcory a longtemps été jugée à peu près inconstructible. Jusqu'au jour où des particuliers ont pris l'initiative de remblayer la presqu'île et de mettre en valeur la cité.
L'humour populaire s'exprime dans la domination des rues de cette localité; ainsi, " l'avenue de la TSF" trouve ironiquement son prolongement dans un quartier qui, s'étant développé spontanément et dépourvu de tous réseaux est appelé "Marcory sans fil". Plus à l'Est, on trouve "Marcory Poto Poto", ce qui signifie "la boueuse".

Faisant également partie du domaine communal, « la zone 4 « abrite à la fois des industries et des villas, selon le système usuel des concessions où les logements sont contigus à l'usine. Marcory renferme encore des villages tels que Biétry, Vieux Koumassi, Anoumabo qui se distinguent par leurs églises chrétiennes ou harristes, toujours présentes.

Port-Bouët.
Etalée tout le long du littoral sur une dizaine de kilomètres au delà du canal de Vridi, Port Bouët porte le nom du Commandant Bouët Villaumez qui, en 1837, fut chargé par le roi de France de conclure des traités de commerce et de protection avec des chefs côtiers. C'est en fait vers 1930 que Port Bouët commença à être habité. La construction du wharf draina à ce moment toute une activité de manutention des marchandises. Le célèbre phare de Port Bouët qui balaie la mer sur un rayon de villes marins fut construit à cette époque.
La deuxième étape du développement de cette commune remonte à la création du port, en 1950. Usines et entrepôts se multiplièrent ensuite à Vridi qui devint la principale zone d'emplois d'Abidjan. Porte d'Abidjan par excellence, ayant cédé le port maritime à Treichville à cause du canal, Port Bouët a en revanche pris l'aéroport international d'Abidjan.

Treichville.
Treichville doit son nom a Treich-Laplène, résident de France qui géra les premières plantations d'Elima et signa de nombreux traités de commerce, de protection et d'amitié. Treichville vit le jour à partir de 1910 sur une île inhabitée, juste en face du Plateau, où venait d'être construite la gare de la RAN, terminus de la voie ferrée. En 1936, le quartier bénéficia des travaux de réalisation du canal de Vridi, assurant la liaison entre le Plateau et le chantier sur le cordon lagunaire. Lorsqu'en 1950, le port d'Abidjan fut construit, Treichville devint le principal pôle de développement des industries et des entrepôts commerciaux qui s'installèrent dans les Zones I, II, III.
Avec ses discothèques de la rue 12 et du carrefour « France-Amérique «, avec ses centaines de maquis où la bière locale et la viande de brousse constituent le menu traditionnel, avec ses marchés, Treichville est la plus populaire des communes d'Abidjan.

Yopougon.
Au cours des années 1970, « le champ de Yopou « fut désigné pour devenir la grande zone d'extension d'Abidjan et abriter les importants programmes de l'Etat en matière de logement sociaux. La station de recherche de l'ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique d'Outre-Mer) et l'Institut Pasteur sont installés à Yopougon. Une zone industrielle s'y est implantée ainsi qu'un CHU moderne.

Le Gbaka : "Allez, venez, montez !", Bgaka Oulé, abobo la guerre, Youpougon la bagarre, adjamé marché.

Abidjan, y a pas son deux !

Tous ceux qui ont été à Abidjan vous le diront : La "Belle des airs" : La rousette poussent des cris si stridents qu'elles surprennent le visiteur et lui évoquent quelques vielles légendes.


Cette grande chauve-souris diurne pouvant atteindre 80 cm d'envergure sillonne le ciel d'azur à la recherche de fruits et d'un dortoir pour y reproduire en toute quiétude.
Innoffensive, elle fait partie du patrimoine naturel d'Abidjan et sa grâce en vol défie le plus aérien des oiseaux.

Abidjan, la naissance d'une capitale et de son Port - Le Canal de Vridi et la plage du LIDO

 
 
 

Une devinette :

Pourquoi "Une Porteuse de fruits" à l'entrée d'Abidjan ?

Conseils pour une bonne visite :

Les hôtels : L'Hôtel Ivoire

est le joyau ivoirien et longtemps considéré comme le premier hôtel d'Afrique de l'Ouest avec 750 chambre, piscine, centre de congès, casino restaurant et bar, patinoire et cnetre de tennis, bowling et billard, cinéma et galerie marchande.
Chaines de grand prestige intenational comme inter-Cotinental, Sofitel, Novotel et Ibis sont installée à Abidjan.

Mes Maquis : Genre de restaurants populaires avec de la gastronomie, du style et de l'ambiance du pays. Il y en a de diverses catégories.

Les marchés traditionels : Version tropicale des bazards orientaux. Éxotiques, colorés et plein de monde, ils nous montrent le jamais vu, ils nous apprenent l'art de marchander. Techville et Adjamé et Cocodi les plus réputés.

Les laveurs de fanicos : L'entrée de la fôret du Banco, à la sortie d'Abidjan, des centaines de laveurs de linge font 'fanico". Ils lavent, sèchent et repassent ensuite des milliers de vêtements appartenant aux habitants des quartiers populaires.

Les sports : La pêche sportive (espadon, marlins bleus, etc...), le Golf avec un des plus beaux parcours d'Afrique (18 trous). Aussi l'équitation y est privilègiée. Leski nautique et le swing surf ont des bonnes conditions et il y a plusieurs courts de ténnis.

La villa KIYI : Maison de spectacle avec troupe d'une soixantaine de danseurs et musiciens qui produisent un spectacle unique avec un mélange de rythme et styles de divers pays africains. On dîne ivoirien avant le spectacle et on a encore la possibilité d'acheter une grande variété de pièces d'artisanat exclusives.

La gastronomie : Abidjan possède comme toutes les grandes capitales, une gastronomie très variées. C'est au maquis qu'on prend un vrai contact avec la gastronomie ivoirienne. Des nom comme Foutou, Attiéké, Alloco, Bandji deviendront familiers. Comme fruit, l'ananas et la mangue sont les préférés.

La Nuit : Douce et scintillante sur le velour noir de la lagune, la nuit abidjanaise vous propose mille distractions. Grande variété de bon resto et maquis, night-club et casino, une visite au quartier de Trechville ou le contact avec la magie de la nuit africaine est plus évidente (attention au SIDA).