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Mon
Poême "Souvenir" du Pays de mon enfance
"Ô,
Abidjan, perle des lagunes sur fond dharmattan
Ou nous avons vécu, en symbiose, voilà bien longtemps.
Ou sont passées tes louanges à la Paix ?
Il est vrai, ce nest pas un mot, mais un comportement, avait-il
dit
Mais aujourdhui aussi, cest le grand souhait.
Redonne à ton peuple, et aussi au monde une raison de répondre
« Oui !».
Côte
divoire, ou en est notre enfance ?
Cest à toi quaujourdhui, nous, moi, on
pense.
Dialoguez,
même si nous ne sommes pas daccord.
Insistez, on vous regarde, insistez encore,
Prenez
votre distinct à bras le corps.
Arrêtez la haine, violence et morts.
Renouons, ensemble, cette joie disparue
Pour laquel, nous, nous étions tous accourus.
Jentends
dans les rues de mon cartier
Les tisserands siffler lamitié.
Je
vois, cocotiers et palmiers, de leurs feuilles sanimer
Près des édifices dressés à la gloire
de ces années.
Vous avez fait peur aux chauve-souris
Mais eux, sont restés aux pays
Vitalité de la Lagune Ebrié,
Barres, récifs, rochers, ou océan vient séchouer,
Gbaka, sotra, bruits dans ces odeurs de poissons fumés.
Et
! Toi ! Penses-tu que nous avions, de ce passé, tout perdu
?
Cette marche forcée vers le modernisme et la croissance
Nous a fait perdre un peu le visage et âme denfance
Mais modernisme ne veut pas dire « marché forcée
»
Cest un dessin mal rendu qui évolue en continu.
Jésus,
Mahomet et tous les esprits
En vous voyant, et jen suis sur, ils rient.
Aussi longtemps que tu construiras
Le gourou lui a dit : tu vivras !
Ne faites pas de ce pays une fraction si importante
Même si, toujours nombreux, aujourdhui, demain, ils
se vantent,
Se retranche sous des termes comme « tradition »,
pour conjurer un sort sans conclusion.
Toubabs,
ivoiriens et puis les autres souvenez-vous :
Vridi, tous les dimanches, on se mêlait,
Plateau, ou à chaque temps libre, on flânait,
Cocody, ou le week-end, on jouait,
Treichville, ou le soir, foutou, on mangeait,
Mais aussi au grand marché, on nichait,
Et en zone 4, ou lon se chamaillait,
Et jen oublie, mais cest dû à leffet
« Koutoukou ».
Toubab,
au pays, évitez dêtre constamment divisé.
Jouez, ensemble, avec eux aussi, la solidarité.
La France est cruelle pour tous les déracinés.
Aujourdhui, à tout cela, vous devez penser.
L'erreur
ne devient pas vérité parce-qu'elle se propage et
se multiplie
la vérité ne devient pas erreur parce-que nul ne
la voit.
Méditez, sous un baobab, le dialogue et respect, tu le
dois
Et pour tout ça, mes Amis, noublions pas, jamais
: nous navons quune seule vie."
Bernard
Boof
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Côte
dIvoire, si je t'oublie...
"Notre
passé « ivoirien » est un nouvel enterrement,
Pour tous les amis de lAfrique, un crève-cur
Ce pays, jadis, prospère, battu par vent et océan
Nous avons maintenant la haine et la peur
Dieu
sait pourtant ce que nous aurons consacré.
Obstinés dévouements et de coûteuses assistances.
A l'enterrement de notre passé caché,
Car la Côte d'Ivoire fut la fille aînée de
la France,
La
Côte d'Ivoire jette sur sa tombe une vilaine pelletée.
De rêves, de souvenirs et un gris-gris caïmans
Nul ne sait si nous reviendrons de ce pays, rejeté
Et aussi, cette ville, un jour appelée « Abidjan
».
Devant
cette rébellion, fallait-il, à la Ponce Pilate,
se laver les mains ?
Et voir arriver déracinés, migrations et bidonvilles
clandestins ?
Apprenti sorcier de la démocratie ?
Dans les déserts et la jungle, cest la plante occidentale
la plus chérie du rêve français qui s'enracine
mal.
Est ce « ça » que nous appelons francophonie
?
Nous avons assisté à Ouaga à la grande messe.
Mais, cétait, là-bas, peut être, célébrer
ce quil en reste.
Un peu partout, la magie du pouvoir jour à cache-cache,
Derrière les climatiseurs, les grigris des chefferies traditionnelles.
Aujourdhui, cest la France qui est punie et ça
me fâche.
Avec
France, la « Chère Côte dIvoire »,
ne se portait-elle bien sous ces ailes ?
Au
drame, sajoute à la pénible régression
sur fond d'incurie,
Corruptions, viols, misères et sida sur nos épaules
alourdies.
Entre Abidjan et rébellion, nous avons dignement choisi
Au forceps, d'accoucher cet accord précaire dit de «
Marcoussis ».
Voyez
son humeur, elle ne sera plus ce qu'elle fut.
Dun rêve d'une décolonisation heureuse et prospère,
De nos éventuelles erreurs, divorce, devenu,
Discutons
ensemble de notre implantation en Afrique noire,
Et ces obligations qui en découlent, ces bases militaires,
Défendant un tissu commercial, une parité monétaire
Plusieurs pactoles pétroliers et surtout notre communauté.
Oui, nos compatriotes appréciaient une relative prospérité
Dune classe ivoirienne de planteurs de cacao et de café.
Nul ne sait démêler dans le drame ivoirien cet écheveau
Qui aura conduit la communauté à punir très
ou trop ?
Apportons la solution suite à une réflexion dun
soir.
La
Côte dIvoire n'est pas parvenue à marier progrès
économiques.
Mais sa grande fidélité aux solidarités familiales
et claniques.
Nous pousse à dire quil y faut plus de patience.
Alors, chez eux comme chez nous, laissons parler la raison et
le coeur !
Ces liens anciens, dont celui de la langue, ne les saccageons
pas !
La France manquerait à l'Afrique, je pense.
L'Afrique manquerait à la France, Oui, je nen doute
vraiment pas
Toubabs, anciens, rapatriés Français, Ivoiriens,
cest notre heure".
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Si je t'oublie... je meurs.
Bernard
BOOF
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Le Gbaka : "Allez, venez, montez !"

Abidjan,
"Perle des lagunes", y a pas son deux !




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